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Interrogée par Les Echos sur l’idée de confier davantage de responsabilités aux mutuelles, jusqu’à leur transférer l’optique, les aides auditives ou encore certains transports sanitaires, la ministre de la Santé estime que la piste est « intéressante » et qu’elle « peut faire sens ». Elle pose toutefois une condition : s’assurer qu’une telle évolution n’entrave pas l’accès aux soins.

L'Assurance maladie est déjà fortement désengagée en optique

Rappelons que la part de l’Assurance Maladie est très faible dans le financement global de l’optique : 

  • Pour le panier B, qui concentre l'immense majorité des dépenses de verres et montures, l'Assurance Maladie ne finance qu'environ 1 %, contre 69 % pour les complémentaires.
  • L'Assurance maladie ne finance que 4% de l'ensemble des dépenses optiques (panier A + panier B).

Faire passer le message d'un processus déjà en cours 

Stéphanie Rist prévient également qu’il s’agirait d’une « transformation très importante », qui devrait être conduite sur plusieurs années, avec suffisamment de visibilité pour les complémentaires comme pour les patients. Elle inscrit cette réflexion dans un débat plus large* sur le financement du modèle social, plutôt que dans le seul cadre du prochain budget de la Sécurité sociale.

La ministre écarte en revanche l'idée d'une « Grande Sécu », jugeant que ce ne serait « pas une bonne solution ». Elle reconnaît néanmoins que la répartition actuelle des rôles entre assurance obligatoire et complémentaire est « assez illisible » et mérite d’être clarifiée.

Sur la prévention, Stéphanie Rist défend enfin une meilleure coordination entre Assurance Maladie, complémentaires et associations. Selon elle, la prévention destinée à éviter l’apparition des maladies n’a pas vocation à être financée uniquement par l’Assurance Maladie.

Source : propos de Stéphanie Rist recueillis par Les Echos.

 

*Cette prise de position intervient alors qu’un autre dossier pourrait modifier les équilibres du secteur : le projet de suppression de la dérogation permettant la publicité grand public pour certains dispositifs médicaux, dont les équipements d’optique et les aides auditives. Les deux sujets ne sont pas directement liés à ce stade. Mais leur concomitance interroge sur la place que pourraient occuper demain les complémentaires dans ces secteurs : davantage impliquées dans leur financement, elles conserveraient la possibilité de communiquer auprès de leurs assurés, là où la communication commerciale des professionnels et des enseignes pourrait être davantage restreinte. Un nouvel équilibre qui mérite d’être observé à l’heure où le gouvernement réfléchit plus largement au partage des rôles entre Assurance Maladie, complémentaires et professionnels de santé.

Écrit par la Rédaction

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Vidal Martinez jeu 24/09/2026 - 09:35

bla bla bla ......pour ne rien dire et laisser la patate chaude aux suivants !

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