En cette période où notre filière essuie encore de nombreuses critiques venues de tout bord, un journaliste du mensuel Capital a mené une enquête approfondie sur Optic 2000 afin de mieux comprendre les raisons d'un succès visible depuis 10 ans. Le groupe a accepté d'ouvrir à Jean Botella les portes de ses ateliers et des bureaux de la direction.
Après une demi-journée d'entretien avec le secrétaire général du groupe, Yves Guénin, et son président, Didier Papaz, où il fut beaucoup question de chiffres, et plusieurs interviews d'opticiens du groupement, notre confrère a dressé un historique vivant de la chaîne optique.

Fondé en 1962 par « un petit opticien de Rochefort, (...) pour tenir la dragée haute aux fournisseurs », la coopérative fut en premier lieu nommée « Gadol » pour « Groupement d'achat des opticiens lunetiers », avant que ne soit créée l'enseigne Optic 2000 en 1969.
Le modèle, jugé plus démocratique que dans le cas des franchises, est très apprécié des opticiens, si bien que « ces dernières années, souligne Didier Papaz, le réseau a connu une croissance exponentielle, au point qu'aujourd'hui, chaque Français se trouverait à quinze minutes en voiture d'un Optic 2000 ».

Une expansion remarquable, soutenue par une collaboration de dix ans avec Johnny Halliday, l'une des stars préférées des Français, qui, « à raison d'environ 700 000 euros de cachet par an », selon les informations de Capital, a porté « le taux de notoriété assistée de l'enseigne à 98% ! ».
Yves Guénin le rappelle au journaliste, Optic 2000 est également le premier à avoir eu l'idée de la seconde paire gratuite, lancée en 1987. Ses objectifs étaient alors de capter le marché de la presbytie et de contrer les offres concurrentes comme celles proposant des montures à prix coûtant... Preuve du succès de l'opération : 800 000 « secondes paires » sont réalisées chaque année dans les ateliers de Clamart.

Interrogé sur les prix trop élevés des lunettes dénoncés par la Cour des comptes et l'UFC-Que choisir, Didiez Papaz a réfuté les accusations, jugeant que « les marges prélevées sur l'équipement, autour de 60%, se justifient ». Et de rappeler que « cela paie les charges de personnel, les deux heures et demi passées à préparer les lunettes, le loyer, le marketing... ». Pour affirmer sa bonne foi, il rappelle que son groupe a été « le premier à jouer la carte des réseaux de soins... »
Et pour son avenir, Optic 2000 réfléchit « au magasin de demain (...), en partie virtuel, avec un service d'essayage en ligne et en 3D ».

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