Temps de lecture : 3 min

Les métiers de la santé sont fortement impactés par les difficultés de recrutement. Si le constat ne date pas d'aujourd'hui, la tendance s'est considérablement accélérée au fil des années. Les raisons avancées sont nombreuses : manque d'attractivité de la profession, exigences salariales accrues des candidats, motivation en baisse des jeunes sur le marché ... En tout état de cause, les dirigeants ont du mal à trouver le profil idoine.

L'optique est impactée mais pas que...

Dans un communiqué commun, l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (Anepf), l’Ordre des pharmaciens, les syndicats professionnels et la Fédération nationale des syndicats d'internes en pharmacie et biologie médicale (FNISP BM) redoutent une «diversification » du milieu pharmaceutique dans les années à venir. En effet, 1 100 places seraient non pourvues en 2e année de la filière pharmacie pour cette rentrée 2022. Ce chiffre est en hausse de 550%. L'année dernière, déjà 163 places étaient vacantes.

Comment expliquer cette situation ? « Par l’application inégale de la réforme de l’entrée dans les études de santé », déplorent les syndicats et la profession dans son ensemble. Depuis septembre 2020, la première année commune des études de santé (Paces) a été remplacée par 2 filières : le parcours d’accès spécifique santé (Pass) et la licence accès santé (LAS). En Paces, un concours déterminait un classement, tenant compte d’un numerus clausus prédéfini. Tous les étudiants «classés» accédaient alors automatiquement en deuxième année d’études. « Avec l'application d'un modèle de licence, un élève qui n'a pas la moyenne ne passe pas », résume Romain Gallerand, porte-parole de l’Anepf, d'après nos confrères du Figaro. « Les nombreuses voies professionnelles se présentant aux étudiants, comme l'industrie ou le milieu hospitalier, restent méconnues », ajoute-t-il.

« Un grand manque d’attractivité »

Autres constats des professionnels de la pharmacie : « un grand manque d’attractivité » de la filière et « une présentation insuffisante de la variété des métiers au cours de la première année ». Trop souvent, le pharmacien a l’image d’un « vendeur de médicaments. »

Une absence criante de candidats en optique

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Notre secteur n'échappe pas à la règle... Ainsi, parmi ceux qui cherchent à recruter (45% des points de vente) 95% d'entre vous sont confrontés à des difficultés de recrutement d'après notre sondage du mois de septembre. En cause : un manque de candidats pour 75% des répondants tandis que 25% dénoncent des exigences incompatibles avec leur activité. Sur Acuité, on dénombre actuellement seulement près de 1 500 annonces d'emploi à pourvoir. C'est dire...

Des tables rondes sur l’espace Silmo Next

Pour mieux se projeter et travailler sur des solutions susceptibles de redonner ses lettres de noblesse à notre profession, rendez-vous ce vendredi après-midi sur l’espace Silmo Next. Acuite.fr a prévu 2 tables rondes sur les enjeux du recrutement :

  • Comment redonner toute son attractivité au métier : table ronde de 14h00 à 14h30
  • Management intergénérationnel : mieux comprendre la génération Z : table ronde de 15h00 à 15h30

Les tables rondes seront diffusées en différé à partir de la semaine prochaine.

 

 

 

 

Écrit par la Rédaction

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Benjamin Massart mar 27/09/2022 - 15:26

J'ai commencé à travailler en 1997 j'étais payé 10 000 F net soit ~1500€ non diplômé. Aujourd'hui diplômé, je gagne 2100€ soit l'équivalent de 10 055F selon le comparateur de l'insee ( ****** )
En gros mon salaire n'a pas bougé, LA cause principale est que j'ai changé plusieurs fois d'employeur, mes collègues actuels gagnent environs 30% de plus que moi mais avec 25 ans d'ancienneté minimum.
Je rejoins donc ce qui se dit depuis le début : Les employeurs ne paient pas bien et maintenant travailler le samedi c'est un problème pour beaucoup.

Fabrice Valton mar 27/09/2022 - 17:26

Si 10000FF = 1500€ alors 2100€ = 13776FF ???

Quentin Dugard mer 28/09/2022 - 12:33

Pas vraiment l'inflation et la hausse du cout de la vie fait que le pouvoir d'achat d'un 10 000FF en 1997 (par ex) ne vaut pas du tout 1500€ en 2022.
D'apres france - inflation com (google). 1500€ (10k FF) en 1997 = 2193 € en 2022.
Autrement dit avec ses 2100€, il a perdu 93€ de pouvoir d'achat. Son salaire a baissé !

Jean Emmanuel lun 26/09/2022 - 21:22

Ça ne m'étonne pas vraiment, J'ai eu mon diplôme en 2021, j'ai travaillé 4 mois dans 3 entreprises différentes, j'ai déjà envie de changer de voix. Ils ne forment pas, nous demandent d'être un vendeur plutôt qu'un opticien. Cherchent des personnes avec de l'expérience ou des années d'études avec alternance. Salaire vraiment bas. Les employeurs ne nous donnent pas envie, ils ont tous le même discours. Certains magasins ne savent pas utiliser les nouvelles technologies. Lors de mon stage on me demandait de faire des heures supplémentaires, ce qui est illégal. Pendant mes pauses dans un magasin, je n'avais pas internet (Où est le confort du salarié ?). On nous promet une évolution lors de l'entretien, mais quand on voit que quelqu'un dans la boîte n'avait pas évolué en 20 ans, ça fait peur.
Le métier d'opticien est vraiment un beau métier, mais il est rendu insipide par ceux qui dirigent.

Celine Fch ven 21/10/2022 - 08:41

complètement d 'accord , mais avez vous fait ces heures supplémentaires demandées en tant que stagiaire ?

Stephane Lejeune Louis dim 25/09/2022 - 13:05

Un constat qui n'est plus à faire....
l'article explique un etat de fait du point de vue employeur...mais ne dit pas que les salariés sont exploités au profit d'une volonté avouée des emplyeurs de jouer sur les marges!!!!
on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre!!!!
certes les bons éléments ne courent "peut être " pas les rues mais quand on en a un ou plusieurs , faut savoir le garder!!!!
on ne vit pas d'amour et d'eau fraiche même si faut trouver un juste milieu...

Opticien Lunetier sam 24/09/2022 - 10:39

Après avoir profité de l'euphorie salariale du début des années 2010 pour baisser les marges en baissant les salaires d'entrée, les employeurs se retrouvent aujourd'hui dans une situation compliquée alors qu'on a formé 21 000 nouveaux opticiens sur les 10 dernières années. La pénurie ne vient pas du nombre, elle vient du peu de considération des employeurs et du partage de la valeur.

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