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Le décret déterminant les conditions dans lesquelles l'opticien-lunetier est autorisé à adapter la prescription de l'ophtalmologiste ou de l'orthoptiste lors de la première délivrance de verres correcteurs ou de lentilles de contact est paru au Journal Officiel aujourd'hui.

Il entre en vigueur samedi 29 juin 2024. Le texte intégral est disponible en pièce jointe.

 

Adaptation des verres correcteurs dans le cadre d'une première prescription

Dans le cadre d'une première délivrance de verres correcteurs, l'opticien-lunetier peut, après réalisation d'un examen de la réfraction, adapter la prescription, sauf opposition du prescripteur mentionnée expressément sur l'ordonnance.

L'opticien-lunetier sollicite l'accord écrit du prescripteur pour adapter la prescription initiale, en l'informant de l'adaptation envisagée. La réponse du prescripteur doit être transmise par écrit dans les dix jours ouvrables suivant la demande de l'opticien-lunetier.

La sollicitation, par l'opticien-lunetier, du prescripteur et la réponse de ce dernier sont transmises par messagerie sécurisée ou par tout moyen permettant de garantir la confidentialité des échanges. Cette réponse est conservée par l'opticien-lunetier jusqu'à l'expiration de la durée de validité de l'ordonnance.

En l'absence de réception de la réponse écrite dans le même délai de dix jours, la réponse du prescripteur est réputée favorable.

 

Adapter les corrections optiques des lentilles de contact dans le cadre d'une première prescription

Dans le cadre d'une première délivrance de lentilles de contact oculaire, l'opticien-lunetier peut, après réalisation d'un examen de la réfraction, adapter les corrections optiques prescrites, sauf opposition du prerscripteur mentionnée expressément sur l'ordonnance.

L'opticien-lunetier sollicite l'accord écrit du prescripteur pour adapter la prescription initiale, en l'informant de l'adaptation envisagée. La réponse du prescripteur doit être transmise par écrit dans les dix jours ouvrables suivant la demande de l'opticien-lunetier.

La sollicitation, par l'opticien-lunetier, du prescripteur et la réponse de ce dernier sont transmises par messagerie sécurisée ou par tout moyen permettant de garantir la confidentialité des échanges. Cette réponse est conservée par l'opticien-lunetier jusqu'à l'expiration de la durée de validité de l'ordonnance.

En l'absence de réception de la réponse écrite dans le même délai de dix jours, la réponse du prescripteur est réputée favorable.

 

Rappel sur l'adaptation de renouvellements d'ordonnances

Le décret rappelle que dans le cadre d’un renouvellement de verres correcteurs ou de lentilles de contact,l’opticien-lunetier doit informer le prescripteur de cette adaptation par tout moyen garantissant la confidentialité des informations transmises.

Rappelons que doivent être indiqués la date, la modification de la correction réalisée, les nom, prénom et le numéro RPPS de l’opticien.

 

Historique

Ce décret était attendu depuis le début de l'année, et a été annoncé plusieurs fois par le gouvernement ces derniers mois. En effet, l'adaptation des primo-prescription était inscrite dans la loi depuis le 20 mai 2023, mais nécessitait un décret pour en préciser les conditions d'application.

L'adaptation de la primo-prescription était déjà prévue dans la dernière convention avec la Cnam le 2 juillet 2022.

 

Le décret a été signé le 27 juin 2024 par le Premier ministre Gabriel Attal, la ministre du travail, de la santé et des solidarités Catherine Vautrin, ainsi que le ministre délégué auprès de la ministre du travail, de la santé et des solidarités, chargé de la santé et de la prévention Frédéric Valletoux.

Écrit par la Rédaction

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Jérémie Goury mar 02/07/2024 - 17:10

10 jours à attendre pour avoir la réponse ? Les gens n'accepteront jamais d'attendre aussi longtemps ! Dans la pratique on peut pas attendre car il faut rajouter à ce délai les démarches mutuelle et la fabrication des verres puis le montage et le contrôle des lunettes. Si on doit attendre 10 jours au départ autant dire que les gens ne pourront avoir leurs lunettes qu'en 2 semaines au plus tôt et 3 semaines au plus tard, ce n'est pas viable. Surtout que très peu d'ophtalmologistes répondent dans la réalité donc il va falloir trouver quelque chose de bien plus efficace. Les ophtalmos sont déjà débordés car ils sont plus de 4500 pour plus de 50 millions de porteurs de lunettes alors cette solution n'est vraiment pas viable.

Vincent Kim lun 01/07/2024 - 11:24

Est-ce Qu'il est possible du coup de changer la marque des lentilles?

Renaud Malard ven 28/06/2024 - 13:41

Et quand le prescripteur refuse de changer la correction ?
On laisse le client avec une correction non supportée ? (cas réel)
On demande d'aller voir un autre prescripteur ?

Celine Fch ven 28/06/2024 - 11:11

et concrètement ça ne change rien , on le fait déjà car bcp d'ordos sont fausses (erreurs ophta)
faut vraiment que ce gouvernement dégage , on avance pas

Yannick Dyant ven 28/06/2024 - 12:50

Ce décret est une vrai évolution et amelioration.
Elle permet d’améliorer la collaboration entre prescripteurs et opticiens.

Nous devons nous engager pleinement dans cette démarche. Cela commence par le fait de nous équiper d’adresse e-mail sécurisé MSSanté

Celine Fch sam 29/06/2024 - 11:56

non Yannick , cela ne change rien , on le fait déjà depuis X années , les prescripteurs s'en fichent totalement (ils ont autre chose a faire qu'à répondre a nos mails) c'est la réalité du terrain

c'est un effet d'annonce en période d'élections

Jérémie Goury mar 02/07/2024 - 17:06

Exact, les ophtalmos ne répondent jamais. Dans les enquêtes d'opinion ils disent vouloir en majorité une meilleure coordination avec les opticiens mais dans la réalité ils ne nous répondent jamais, qu'on leur envoie un courrier, un mail et parfois même un appel téléphonique. Résultat les clients attendent des jours et des jours car il faut rappeler 3 ou 4 fois pour enfin obtenir une réponse ou un accord car ils disent à chaque fois qu'ils donneront la réponse le lendemain mais elle ne vient jamais.

Faut dire qu'avec quoi ? 4500 ophtalmos restants en France ? Qui doivent s'occuper de plus de 50 millions de porteurs de lunettes c'est impossible, le système n'est pas du tout viable. C'est une nouvelle réalité à laquelle il faut répondre mais le gouvernement ne semble pas prendre la mesure du problème. Faut dire que c'est toute la santé qui se casse la gueule

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