Temps de lecture : 2 min
Hier, Mélanie Ordines, présidente du Syndicat national autonome des orthoptistes (Snao), indiquait que « les relations avec les ophtalmologistes ont été apaisées » (lire notre news LFSS 2022 : les orthoptistes obtiennent la primo-prescription). Cependant, le Syndicat national des Ophtalmologistes de France (Snof) indique ce jour dans un communiqué de presse avoir pris acte de la publication du décret relatif à la primo-prescription par les orthoptistes. Il rappelle que celui-ci n’entrera en vigueur qu’une fois que le ministère de la Santé aura publié un arrêté définissant les limites et les contre-indications à cette primo-prescription.
Contacté par acuite.fr, Thierry Bour, président du Snof, indique : « Nous considérons qu’un patient qui n’a jamais consulté d’ophtalmologiste, surtout dans les zones sous-dotées, doit impérativement réaliser un examen médical complet pour détecter d’éventuelles pathologies. Nous ne sommes pas contre la primo-prescription par les orthoptistes d’un point de vue réglementaire. En revanche, d’un point de vue médical, nous pensons que le patient devrait consulter un ophtalmologiste tout de suite après avoir vu un orthoptiste. »
Thierry Bour ajoute dans son communiqué : « L'accès aux soins doit aller de pair avec la sécurité des patients. Je regrette ainsi que le bilan ophtalmologique obligatoire, introduit dans le Code de la Santé Publique en décembre 2021, avant renouvellement d’un équipement optique par un orthoptiste ou un opticien, ne soit pas mieux explicité dans ce décret. J’espère que cette zone d’ombre sera corrigée dans l’arrêté. Par ailleurs, il est primordial que tout nouveau patient puisse rentrer dans un parcours de soins sécurisé et cela implique de consulter d’abord un ophtalmologiste pour effectuer un examen complet en l’absence de dossier médical antérieur. C’est pourquoi, nous appelons les ophtalmologistes à ne mettre en place cette mesure que dans les cabinets où la prise en charge optimale pourra être assurée. »
Vous avez la parole !
pour pouvoir poster des commentaires
Nos lecteurs ont aussi lu...
Les députés suppriment en commission la prolongation de la taxe sur les complémentaires santé
Publié le 16 octobre 2026
La commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a supprimé la prolongation en 2027 de la contribution exceptionnelle de 2,05 % sur les organismes…
PLFSS 2027 : un projet de « contrat santé à prix plafonné » qui risque de menacer le panier moyen des opticiens
Publié le 14 octobre 2026
Alors que l'examen du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2027 s'est ouvert en commission à l'Assemblée nationale ce lundi 12 octobre 2026, une…
Lunettes connectées et vie privée : la position officielle de l'Europe et ce qu’elle implique en magasin
Publié le 14 octobre 2026
Le Comité européen de la protection des données* (CEPD / EDPB) a adopté hier 13 octobre 2026 une déclaration de référence concernant l'impact des lunettes connectées …
Les dernières news
« On s'est fait voler, on s'est fait casser, mais on se relève » : les opticiens témoignent de Lille à…
Publié le 21 octobre 2026
Nous avons récolté plusieurs témoignages d'opticiens qui ont subi des dégradations, vols voire incendie le weekend du 17 octobre. Plusieurs opticiens que nous avons…
Combien de magasins d'optique ont été pillés le weekend du 17 octobre ?
Publié le 21 octobre 2026
Nous avons recensé les magasins d'optique qui ont été pillés le weekend du 17 octobre. Ci-dessous les chiffres qui nous ont été transmis par les acteurs concernés (au…
EssilorLuxottica dévoile le poids des lunettes connectées dans son chiffre d'affaires, lors des résultats du 3e…
Publié le 21 octobre 2026
EssilorLuxottica a réalisé un chiffre d’affaires de 7,486 milliards d’euros au troisième trimestre 2026, en hausse de 7,2 % à taux de change constants et de 9 % à taux…
A vrai dire, même en faisant ceci ; dans la zone où je suis, les ophtalmologistes refusent les nouveaux patients. Que les patients soient en bonne santé visuel ou non, la seul réponse est " Nous ne prenons pas de nouveaux patients".
Donc oui, Mr BOUR fantasme complétement, car la réalité du terrain est bien pire.
Idem, dans mon coin des Alpes, obliger les gens à voir un ophta revient tout simplement à refuser une prise en charge de ces patients totalement laissés à l'abandon par l'ophtalmologie.
6 à 9 mois d'attente pour certains (avec plus d'une heure de route à faire), refus simple et net pour d'autres.
La population est au courant, donc la plupart des gens n'essaient même pas d'appeler. Ils prennent des loupes en supermarché, et basta.
Un décret entre en vigueur le lendemain de sa publication au journal officiel.
Il n'est écrit nul part que son application est conditionnée à un arrêté ultérieur et donc s'applique déjà contrairement à ce que fantasme Mr Bour.
Pour l'instant et en l'absence d'arrêté, il reste "toute autre situation ou pathologie nécessitant une consultation médicale" qui oblige les orthoptistes à ré-orienter vers les oph ce qui est déjà largement suffisant, les orthoptistes étant pleinement formés par les oph aux dépistages.