Vous êtes nombreux, dans notre forum de discussion, à vous questionner sur l'opportunité de passer sous enseigne ou d'en changer. Une décision bien difficile à prendre... Acuité est allée à la rencontre de Marc Jay, opticien Optic 2000 et Lissac, qui a franchi le pas en janvier 2010... et qui ne le regrette pas !

Acuité : Changer d'enseigne, de concept, de politique commerciale... N'est-ce pas effrayant ?
Marc Jay :
C'est vrai que, du jour au lendemain, tout change. Les contacts, la politique commerciale, le logiciel, etc. Je craignais le choc sur la gestion opérationnelle de mon activité. Mais il n'a pas eu lieu. Le groupement a mis un interlocuteur unique et personnalisé à ma disposition pour répondre à toutes mes questions.

A. : quel a été l'impact de ce choix sur votre activité ?
M.J. :
Mon chiffre d'affaires sur l'exercice 2010 comparé à 2009, sur le total de l'activité de mes cinq points de vente, a progressé de près de 10%. Ces points de croissance apportent de la profitabilité à l'activité et une capacité d'investissement et de développement.

A. : Certains disent que les offres Optic 2000 tirent les prix de vente vers le bas.
M.J. :
C'était effectivement une de mes craintes. Ce que je constate, c'est que mes collaborateurs et moi-même n'avons pas changé nos habitudes en termes d'assortiment ni en termes de vente. Nous exposons et vendons les mêmes produits que par le passé, à l'exception des collections privées d'enseigne. Pour moi, le rôle de l'enseigne n'est pas de vendre à notre place mais de nous aider à intéresser et à conquérir de nombreux et nouveaux prospects. Une fois le contact établi en magasin, c'est à nous, opticiens, de faire notre métier.

A. : Et en termes de conditions d'achat ?
M.J. :
Mes RFA ont connu une hausse de plus de 50 % entre 2009 et 2010, et toujours sur le périmètre de mes cinq magasins en intégrant l'effet de croissance de mon chiffre d'affaires. L'absence de difficultés de trésorerie pour mes entreprises me permet de me concentrer sur les points essentiels de mon activité. Mes confrères du marché concernés par le sujet de la trésorerie savent de quoi je parle.
J'ai ainsi consolidé ma marge, alors même que le web et les Ocam accentuent la pression sur les prix. La qualité des achats groupés de la centrale me permet d'accéder à des partenariats santé, ce qui, dans certaines zones est un véritable avantage concurrentiel.

A. : Il y a bien un point négatif ?
M.J. :
Je suis satisfait car la plupart des indicateurs sont au vert. Par contre, ça a été un peu plus dur pour mon équipe, le changement n'est pas facile. Réapprendre les noms des produits en marques propres, s'adapter au logiciel. Ce serait le seul point négatif.

A. : Globalement heureux ?
M.J. :
Oui, car mon activité a progressé. Et grâce à l'amélioration de ma trésorerie, j'ai pu compléter mon implantation avec Lissac et investit sur le créneau de l'audio avec Audio 2000, et je viens d'ouvrir mon 6ème point de vente. Dans un marché de l'optique en mutation, on doit faire le bon choix pour le présent mais surtout pour pérenniser son affaire. Tout en restant fidèle aux valeurs fondamentales d'indépendance et de professionnalisme qui restent prioritaires pour moi.


Le 6ème magasin de Marc Jay, en galerie commerciale à St Bonnet de Mur (69)

Écrit par la Rédaction

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