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Se faire connaître, capter une nouvelle clientèle et faire tourner son stock
« C'est beaucoup plus efficace qu'une communication locale dans les journaux ou par affichage », témoigne Stéphane Larfargue. Cet opticien de Clapiers (34) a vendu via Groupon près de 600 coupons d'une valeur de 150 euros au prix de 29 euros, à valoir sur une paire de lunettes correctrices. Près de 80 clients se sont déjà rendus dans le magasin pour bénéficier de leur offre. « Bien sûr, on rogne sur la marge, mais au final, ce n'est pas si grave car nous leur avons vendu beaucoup d'équipements haut de gamme, avec des verres polarisants par exemple. C'est aussi un moyen d'avoir une porte ouverte sur le web ». Car les clients Groupon sont des internautes habitués de l'e-commerce. « Un opticien peut y capter des consommateurs qui auraient acheté leurs lunettes en ligne », renchérit un de vos confrères installé dans l'est de la France. Par ailleurs, « le fort volume de vente permet de faire tourner le stock, de manière plus efficace que les soldes ».
Des inconvénients à gérer
Certains commerçants séduits par Groupon s'en mordent les doigts. En Belgique, un commerce de décoration a du mettre la clef sous la porte, les clients ayant dépensé les coupons d'une valeur de 200 euros (vendus 29 euros) pour des petits achats et non pour des meubles comme espéré : la commerçante a vendu une multitude de produits à perte et n'a pas pu s'en relever.
Il faut aussi anticiper un afflux inhabituel de clients : « On a été bien débordés », confie Stéphane Lafargue. Certains doivent même renforcer leurs équipes pendant la durée de l'opération, qui devient alors bien moins rentable. La solution : plafonner le nombre de bons d'achat à vendre. Par ailleurs, ce type d'offres est rarement « fidélisante », car elle séduit les clients avant tout à la recherche de promotions. Et il vous faut également obtenir l'accord des marques qui font l'objet d'un contrat de distribution spécifique.
Soyez attentifs
Plusieurs commerçants sont en litige avec Groupon, dont une opticienne nantaise. Celle-ci avait limité son offre aux équipements progressifs, mais le site a annonçé des réductions sur les « lunettes solaires ou optiques ». De nombreuses personnes ont ainsi voulu acheter de simples solaires avec les coupons, ce que l'opticienne a refusé. Groupon a remboursé les clients qui le souhaitaient, mais les confusions se répètent. L'offre de Stéphane Lafargue portait uniquement sur les lunettes correctrices, mais Groupon a mis en vente des bons valables sur les produits « avec ou sans correction visuelle ». Si l'erreur a, ici aussi, été immédiatement réparée, l'opticien doit encore « renvoyer » certains clients qui n'ont pas été informés. Un conseil : être extrêmement attentif au libellé de l'offre, dans les termes du contrat, et sur le site Internet !
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