"A peine trois communes ont été classées en commune d'intérêt touristique et onze périmètres urbains d'usage de consommation exceptionnel ont vu le jour depuis la loi Mallié du 11 août 2009", mentionne Les Echos.
 
Sept mois après l'instauration de la loi Mallié, le gouvernement a dénombré 566 communes classées d'intérêt touristique, permettant à tous leurs commerces d'ouvrir le dimanche. Ce n'est que trois de plus qu'avant la réforme : Sète, Fréjus et Chartres (uniquement autour de la cathédrale).
 
"La plupart des employeurs ont sans surprise choisi d'appliquer la loi à la lettre et de ne donner aucune contrepartie financière à leurs salariés obligés de travailler le dimanche", poursuit le quotidien. Décathlon et SFR ont revanche choisi de doubler la rémunération pour un dimanche travaillé.
 
Un syndicaliste note par ailleurs qu' "en province des municipalités commencent à se demander si elles ne vont pas abandonner la qualification touristique pour maintenir leurs petits commerces, qui n'ont pas les moyens d'ouvrir sept jours sur sept".
 
Créés en août dernier, les périmètres d'usage de consommation exceptionnel (Puce) n'ont pas davantage décollé. Onze autorisations ont été accordées pour légaliser les pratiques de centres commerciaux qui ouvraient déjà largement le dimanche : Plan de Campagne, dans les Bouches-du-Rhône ; Paris Nord II, Thiais Village et Herblay en région parisienne ; deux zones dans la banlieue de Roubaix et près de la frontière belge.
 
"Une vingtaine d'autres demandes de Puce sont en cours d'instruction", indiquent nos confrères. "Il y a un nombre incalculable de dérogations ; rien que dans le Val-d'Oise, 141 entreprises sont concernées", regrette Pierre Sorrento, de la CGT-commerce.
 
Un premier bilan global de la réforme sera réalisé d'ici l'été par un comité parlementaire, chargé d'évaluer "le respect du principe du repos dominical".

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