Ce samedi, à Laon (Aisne), la rue Eugène-Leduc sera piétonne pour la deuxième fois. L'occasion de renouveler l'expérience du mois dernier avec un thème fédérateur : les Ch'tis. A la question : est-ce que la formule fonctionne ? La réponse est encore quelque peu évasive.
 
"En tout cas, les retombées sont plutôt positives. Nous nous donnons encore un peu de temps avant de dresser un véritable bilan de cette expérience", souligne Clarisse Lemoine, opticienne de son état et présidente de l'Union commerciale laonnoise depuis quelques mois.
 
Transformer la rue Leduc en zone piétonne un après-midi par mois reste donc une idée dans le vent. Et ce samedi, le vent en question viendra du Nord puisque c'est sur le thème des "Ch'tis" (et la récente sortie du DVD) que les professionnels adhérents organiseront le deuxième rendez-vous du nom.
 
Des tarifs promotionnels
 
"Evidemment, nous n'avons pas les moyens exorbitants des grandes surfaces, mais nous allons essayer de mettre des animations originales sur pied", explique une partie des commerçants adhérents. "Ainsi, nous allons faire venir un marchand de gaufres et de frites ainsi qu'un producteur (ou vendeur) de maroilles. De même, nous profiterons de cette journée pour afficher des tarifs promotionnels ...".
 
C'est à l'occasion des travaux effectués rue Eugène-Leduc, il y a trois ans, que les commerçants avaient pu se rendre compte que les Laonnois prenaient un réel plaisir à s'adonner au lèche-vitrines sans crainte de devoir affronter la circulation particulièrement dense à certaines heures de la journée dans ce quartier de la ville.
 
"Beaucoup nous avaient fait entendre qu'il serait souhaitable de rendre cette artère piétonne au moins quelques jours par an. Le rythme d'un après-midi par mois nous a donc semblé judicieux", poursuit Clarisse Lemoine.
 
Ne pas perturber les clients
 
"Il faut prendre garde à ne pas perturber les habitudes des clients. C'est essentiel si nous souhaitons remporter l'adhésion du plus grand nombre de commerçants", analyse encore la présidente. "Le matin, la circulation étant libre, les achats rapides peuvent toujours se faire. Le boucher, le boulanger ou encore la maison de la presse ne se trouvent donc pas pénalisés. D'autant que durant l'après-midi, ils peuvent bénéficier d'un autre type de clientèle".
 
Quoi qu'il en soit, une troisième expérience du genre sera encore tentée début décembre, dans le cadre du Téléthon. "Et puis, dès le mois de janvier, nous prendrons le temps de nous poser pour faire le point et tirer les conclusions de ce premier trimestre, sachant que de toute façon il faut du temps pour que la mayonnaise prenne et que les habitants commencent réellement à bénéficier de cette initiative".
 
 
Source : L'Union

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