Parmi les propositions adoptées par le conseil de la Cnam figure le plafonnement des dépassements d'honoraires sur les actes d'orthodontie. Le journal Le Monde du 15 juillet constate que "la part des professionnels dont les honoraires sont trois fois supérieurs au barème de la Sécurité sociale varie de 0% (dans trois régions seulement) à 94%, en Ile-de-France. Rares sont les orthodontistes dont les tarifs n'atteignent pas au moins deux fois les honoraires sans dépassement".
 
Reprenant les calculs du cabinet de conseil Jalma, le quotidien souligne que le "traitement semestriel" coûte, en moyenne, 718,50 euros (193,50 euros remboursés par la Sécu, 402 euros par la mutuelle et 123 euros restant à charge de la famille). A Paris, il se monte à 1.130 euros, contre 573 euros pour les départements les moins chers. Dans la capitale, le reste à charge est aussi le plus élevé du pays : 506 euros contre 83 euros pour les zones les moins chères.
 
"C'est une bonne chose de plafonner, mais le vrai problème, c'est la baisse de la prise en charge par l'assurance maladie", explique Nathalie Tellier, chargée de mission à l'Union Nationale des Associations Familiales. Réagissant à cette proposition, la Mutualité Française s'inquiète elle aussi du renoncement aux soins de certaines familles dû aux tarifs élevés, et "reconnaît que ces dépassements ont pour impact une hausse des cotisations". Selon la Cnam, les honoraires des orthodontistes sont passés de 180 millions d'euros en 1995, à 516 millions en 2009, en grande partie en raison des dépassements. Ces derniers "augmentent deux fois plus vite que les dépenses de santé" observe Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité Française.

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