L'accord auquel sont parvenus le collectif LKP et les représentants de l'Etat met un terme à 44 jours de grève en Guadeloupe. Avec un PIB de 7,7 milliards d'euros et une population active de plus de 167.000 personnes, "l'économie de l'archipel sort-elle exsangue de ce mouvement social ?", s'interroge le Monde.
 
C'est du mois la position du Medef-Guadeloupe, qui a lancé une étude visant à chiffrer l'impact économique du mouvement. Un état des lieux quasi exhaustif sera dressé d'ici la fin du mois de mars. "On estime entre 1.000 et 1.400 le nombre de dépôts de bilan d'entreprises, d'ici la fin de l'année", précise Willy Angèle, président du Medef-Guadeloupe, interrogé par nos confrères du Monde.
 
Willy Angèle estime également que le chômage, qui touche près de 23% des Guadeloupéens, pourrait s'envoler. "Mon estimation personnelle est une montée du chômage à 30% de la population active, fin 2009". Entre 10.000 et 12.000 postes seraient ainsi supprimés ou détruits, alors qu'on compte 80 000 salariés dans le secteur privé.
 
Par ailleurs, "la perte de valeur ajoutée du PIB durant les 44 jours est estimée à environ 720 millions d'euros, par rapport au PIB total de 7,7 milliards d'euros", rapporte Le Monde. Pour le président du Medef-Guadeloupe, les conséquences de ces "six semaines de blocage total, conjugué à la récession internationale, et l'absence de modèle de développement du territoire" se feront "ressentir pendant deux à trois ans".

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