Pour Olivier Saguez, fondateur de l'agence de design Saguez and Partners, les bouleversements sociologiques poussent à la fin du tout-voiture et à la revitalisation des centres-villes. Ils rencontrent également les nouvelles exigences liées au développement durable.
 
"Vieillissement de la population, éclatement du couple avec enfants : autant de facteurs qui jouent en faveur d'une relocalisation des commerces en centre-ville", résument Les Echos. "L'hyper, c'est formidable pour acheter des couches, l'eau minérale et les yaourts, indique Olivier Saguez. Dès que vous cherchez autre chose, dès que voulez avoir plus de services et des occasions de découverte de produits nouveaux ou pointus, la grande distribution de type hypermarché ne sait pas faire. Leurs acheteurs ne sont pas formés pour ça. Ils font la chasse aux prix bas et ne peuvent pas jouer le rôle de dénicheurs de talents", poursuit-t-il.
 
La prise en compte de la contrainte environnementale devrait accélérer les mutations de l'urbanisme commercial. De même, la banalisation des courses sur Internet. "On ne peut plus concevoir des villes avec, d'un côté, les bureaux, de l'autre, les logements et les commerces rejetés loin en périphérie. Paris et sa région sont en retard à cet égard, mais Nantes, Rennes ou Bordeaux démontrent que l'on peut retrouver de la mixité en mêlant bureaux, logements et commerces de proximité", juge Olivier Saguez.

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