Alors que sur la période 1996-2007, les écarts d'inflation entre catégories de ménages (ruraux, urbains, aisés, modestes...) avaient été très faibles, la poussée d'inflation enregistrée entre mi-2007 et mi-2008 (+3,6%) a fortement pénalisé les foyers modestes et les ruraux.
 
Du fait de la hausse des prix énergétiques et des cours des matières premières alimentaires, "les ménages vivant en milieu rural et les ménages les plus modestes ont été soumis à une inflation supérieure de 1 point environ à celle des ménages urbains ou aisés", observe l'Insee. Ainsi, les 10% de ménages les plus modestes ont subi une inflation de 3,75% entre juin 2007 et juin 2008, contre "seulement" 2,81% pour les 10% de ménages les plus aisés.
 
A propos du décalage entre la mesure de l'inflation et sa perception par les ménages, l'Insee a effectué des premiers travaux tenant compte de la montée en gamme des produits effectivement consommés par les ménages (alors que l'indice des prix mesure l'évolution des prix d'un produit de qualité constante). Si les écarts sectoriels peuvent être importants (la consommation de téléviseurs coûtant par exemple plus cher, puisque les gens substituent des écrans plats à leurs tubes), ils se compensent entre eux, indique l'Insee.
 
 
Source : Les Echos

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