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Début août, GrandVision a publié ses résultats pour le 1er semestre 2017. Inférieurs aux attentes, le groupe néerlandais pointe du doigt le plafonnement des remboursements qui s’applique en France.
Sur les 6 premiers mois de l’année, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires en croissance de 3,1% à hauteur de 1,7 milliards d’euros. Si le résultat est positif, il n’en est pas moins inférieur aux attentes. Sur la période avril-juin, le CA a baissé de 1,1% à 876 millions d'euros contre 897 millions attendus en moyenne par le marché. Aussi, son bénéfice imposable a diminué de 6,4% sur le semestre à 140 millions d'euros, alors que les analystes financiers prévoyaient en moyenne un résultat de 155 millions.
Pour expliquer ces chiffres, le groupe a mis en cause le plafonnement des remboursements des lunettes, instauré en France depuis 2015 dans le cadre de la réforme des contrats responsables de complémentaire santé. GrandVision estime ainsi que ses résultats 2017 et 2018 devraient être directement impactés par le nouveau cadre législatif.
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Il me semble avoir entendu que ce groupe estime que près de 20% de son CA est réalisé auprès de clients déjà venus à moins de 12 mois.
Le legislateur va bouleverser de telles repartitions en imposant que les contrats responsables espacent les remboursements à 24 mois (et 12 mois en cas de changement de correction).
Auparavant les ocam remboursaient fréquemment toutes les années civiles soit la possibilité d'accéder au remboursement d'une paire de lunettes à moins voir beaucoup moins de 12 mois.
Je suis d'accord que ce système a entrainé une surconsommation. Je dirai même que les réseaux de soins ont accentué ce phénomène car ils ont imposé des prix de ventes unitaires très bas en échange d'une promesse (très souvent non tenue) de compensation par le volume. La fréquence de renouvellement a donc été le levier nécessaire pour adhérer aux réseaux de soins sans couler son bilan.
Il est par contre criminel d'avoir changé aussi brusquement la législation. Les bilans des entreprises d'optique ne pourront absorber une baisse brutale de leur nombre de ventes. Cela va conduire à la faillite et au chômage de nombreux opticiens.
Le phénomène que je décris n'est pas encore à plein régime le temps que la majorité des contrats passent sous le statut "responsable". Egalement le changement fréquent de choix de mutuelle par les entreprises atténue cette règle. Mais on peut imaginer que les ocam vont trouver rapidement une solution pour pallier à ces échappatoires.
Je ne comprends pas pourquoi la profession ne tire pas la sonnette d alarme avant qu'il ne soit trop tard. Le législateur va être responsable du massacre d'un secteur économique de haute qualité.