Les eurodéputés demandent aux Vingt-Sept de revoir leur copie. Ils ont rejeté, mercredi 17 décembre, un texte qui maintenait l'autorisation pour les gouvernements de l'Union européenne de déroger, sous certaines conditions, à la limite du temps de travail hebdomadaire de l'Union européenne, établie à quarante-huit heures. Selon cette directive, la durée maximale de travail pourra atteindre soixante ou soixante-cinq heures sur sept jours pour les employés acceptant, à titre individuel, de déroger à la norme européenne déjà en vigueur des quarante-huit heures. Ces dérogations à la semaine hebdomadaire normale de quarante-huit heures sont toutefois encadrées plus strictement que dans la législation en vigueur actuellement.
 
Mais les députés européens ne l'ont pas entendu de cette oreille. L'amendement clé des députés, qui supprime cette dérogation, a été adopté par quatre cent vingt et une voix contre deux cent soixante-treize et onze abstentions. L'avenir du texte, contre lequel plusieurs milliers de syndicalistes de toute l'Europe avaient manifesté dans les rues de Strasbourg, est désormais suspendu à une procédure de conciliation entre le Parlement et les Vingt-Sept, qui s'annonce difficile. Le texte que viennent de torpiller les eurodéputés était en effet déjà le résultat d'un compromis des gouvernements européens, obtenu à l'arrachée le 10 juin dernier sous présidence slovène.
 
 
Source : Le Monde

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