Alors que la proposition de loi sur l'extension de l'ouverture des magasins le dimanche devrait revenir au Parlement en mars, vous êtes en très grande majorité hostiles à cette possibilité.Selon notre récent sondage sur cette question, auquel vous avez été plus de 1 200 à participer, plus de ¾ d'entre vous se disent contre l'ouverture dominicale.

- 82% y sont défavorables, car le dimanche est une "institution" et doit rester chômé
- 9% y sont favorables, car cela augmenterait le trafic et allégerait la journée du samedi
- 9% estiment que cela peut être bénéfique pour les points de vente, mais sans que cette ouverture soit systématique.

L'ouverture dominicale, qui fait l'objet de débats houleux, reste cependant plébiscitée par les consommateurs. Selon un sondage OpinionWay - Le Figaro - LCI de novembre dernier, 66% des Français y sont favorables. Une autre enquête, faite par l'institut CSA, souligne l'approbation de près de 60% des Franciliens. Et 71% feraient leurs courses le dimanche, car "ils n'ont pas le temps le reste de la semaine" ou "pour éviter la foule le samedi". Les commerçants ouvrant ce jour-là arguent également qu'ils réalisent ce jour là 30 à 40% de leur chiffre d'affaires hebdomadaire.
Les détracteurs du projet de loi estiment quant à eux que l'ouverture le dimanche ne changera pas le CA annuel des commerces, et que ce jour doit rester un jour de repos, sous peine de nuire à l'équilibre familial des foyers français. Selon le Crédoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie), l'ouverture dominicale entraînerait en outre la suppression d'emplois dans les commerces de proximité qui n'auraient pas les moyens d'engager du personnel supplémentaire, et subiraient de plein fouet la concurrence des grandes surfaces.

Selon Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, le texte ne propose pas de généraliser l'ouverture dominicale mais est "centré sur les endroits où on a pris l'habitude d'ouvrir le dimanche". "Nous voulons donner des garanties aux employés, faire en sorte que ceux qui bossent le dimanche puissent continuer" assure-t-il. Le salarié pourrait cependant refuser de travailler le dimanche, sans être passible de sanctions. Le "travailleur du dimanche" sera en revanche payé "au moins double", sauf en cas d'accord collectif prévoyant une autre contrepartie.

Rappelons qu'à ce jour, des dérogations permettant d'ouvrir le dimanche sont accordées par le préfet pour les magasins se trouvant en zone touristique et vendant des biens culturels, de loisirs ou sportifs. Ces dérogations peuvent ainsi être applicables aux opticiens disposant d'un rayon solaires. D'autres commerces - boulangeries, pharmacies, restaurants... - bénéficient quant à eux de dérogations permanentes.

Écrit par la Rédaction

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