En octobre dernier, les syndicats et le patronat ont signé un accord sur un système de bonus-malus pour sauver de la faillite les régimes de retraite complémentaire des salariés et des cadres Arcco et Agirc. Un système applicable pour toutes les personnes nées après 1957.

Aujourd’hui, grâce à des simulations du Conseil d’orientation des retraites (COR), on mesure mieux l’impact de ce dispositif qui pourra entraîner une baisse de revenus jusqu'à 18% et un manque à gagner minimum de 4,5%. Le dispositif vise à inciter les salariés à repousser leur départ à la retraite de 62 à 63 ans, sous peine de pénalités supplémentaires.

Ainsi, un cadre né en 1959 qui refuserait de travailler un an de plus subirait un malus : -14,5% de retraite complémentaire pendant trois ans, soit pour une retraite de 2800 € tout compris, une perte d'environ 200 euros par mois pendant trois ans. En partant à l’âge de 63 ans, ni bonus ni malus ne s’appliquera ; et un bonus pour ceux qui accepteront de travailler jusqu’à 64 ans.

Les générations suivantes seront encore davantage pénalisées. Pour un cadre né en 1975 : jusqu'à -16,3% de retraite complémentaire en moins pendant trois ans. Pour un cadre né en 1990 : la perte sera de 17% et pour un non cadre né la même année : -18%.

Écrit par la Rédaction

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