Depuis quelques semaines, les commerçants reçoivent leur appel à cotisation sur la taxe sur la musique. Le journal Le Parisien révèle dans son édition du 16 juillet que cet impôt perçu par la SPRE (Société pour la perception de la rémunération équitable) se monte en 2010 à 37,5% des droits versés à la Sacem contre 18% l'année dernière. "Dans trois ans, elle sera même de 65%" précise-t-il.
 
Interviewé par le quotidien, Bernard Stalter, représentant des coiffeurs en Alsace, s'insurge. Il explique qu'un salon de coiffure devra désormais payer au moins 90 euros pour pouvoir diffuser de la musique, contre 35 euros maximum auparavant. "Pis, si on emploie plus de deux personnes, l'addition sera de 47 € par salarié" ajoute-t-il.   
 
Cette hausse exponentielle s'explique, selon Jérôme Bédier, président de la Fédération du commerce et de la distribution, par "l'influence des maisons de production" sur le ministère de la Culture. Revers de la médaille : de nombreux commerçants auraient décidé de cesser toute diffusion de musique dans leur point de vente. La Sacem, qui risque d'être perdante financièrement, devrait rencontrer les responsables de l'Union professionnelle de l'artisanat (UPA) la semaine prochaine, pour tenter de convaincre la SPRE de baisser cette taxe.

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