"Mauvaise nouvelle pour de nombreux contribuables : il va falloir débourser plus pour payer ses impôts locaux en 2009", rapporte l'AFP. Les 40 plus grandes villes ont augmenté en moyenne de 5,1% leurs taux d'imposition et les départements de 6,2%.
 
Hausse record à Nice et Paris
 
Dans les villes, la hausse de la taxe d'habitation et de la taxe foncière survient "après plusieurs années d'évolution quasi-nulle", relève l'enquête réalisée par le Forum pour la gestion des collectivités territoriales en partenariat avec le quotidien les Echos.
 
La taxe d'habitation grimpe ainsi de 17,7% à Nice, de 12,3% à Argenteuil (Val d'Oise), de 11,9% à Grenoble et de 11,7% à Paris. Dans le même temps, la taxe sur le foncier bâti bondit de 47% à Paris, de 16,5% à Nice, de 14,3% à Nantes et de 12,6% à Argenteuil.
 
Les départements suivent
 
Côté départements, les 10 plus fortes hausses ont été relevées dans les Hautes-Alpes (+30%), le Nord (+17,6%), le Cher (+16,9%), l'Ain (+15%), les Alpes-Maritimes (+14,9%), le Lot-et-Garonne (+14,8%), la Seine-Maritime (+14,7%), la Somme (+12,8%), l'Indre-et-Loire (+12%) et l'Ille-et-Vilaine (11,9%).
 
Dans les villes, l'effet "début de mandat" joue à plein. "Les élections municipales ont eu lieu en 2008. Il y a eu un rattrapage par rapport à des hausses qui n'ont pas été votées à la fin du mandat précédent par crainte d'augmenter la fiscalité avant les élections", explique à nos confrères Olivier Régis, délégué général du Forum.
 
Une hausse post-électorale
 
Le raisonnement vaut également pour une majorité de département. "Plus des trois-quarts des départements (77%) augmentent leurs taux d'imposition en 2009. L'an passé, année électorale, plus de la moitié d'entre eux avaient en revanche maintenu les taux d'imposition à leur niveau de 2007", note l'étude.
 
Mais le relèvement des taxes s'explique aussi par une hausse anticipée des dépenses et une baisse conjointe des recettes. "La moitié des budgets des départements c'est l'aide sociale, or on fait face à une hausse de la demande pour le RSA et le RMI", affirme Olivier Régis. Dans le même temps, "la baisse du volume des transactions et des prix dans l'immobilier frappe directement les départements, qui touchent 78% des droits de mutation".

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