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Codes de regroupement, devis, prises en charge à partir de la mi-décembre… A moins d’un mois de la mise en place du 100% Santé, Alain Gerbel, président de la Fnof (Fédération nationale des opticiens de France), revient sur les avancées et les chantiers en cours, dans sa dernière newsletter adressée à ses adhérents.

Pas de transmission des corrections aux Ocam

Comme nous vous l’avions annoncé, la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), dans une foire aux questions sur son site, a confirmé l’interdiction de transmettre, via le nouveau devis normalisé, les données personnelles de santé, notamment les corrections, aux Ocam, dans l’attente de la décision de la Cnil. Une décision dont se félicite Alain Gerbel : « C’est une victoire. La DGCCRF vient de nous donner raison. Non seulement les Ocam ne peuvent plus avoir les données de santé mais elles ne peuvent pas avoir accès à d’autres informations que celles figurant sur le devis. » En l’occurrence : les codes LPP, les corrections, les ordonnances… « Cette FAQ est importante car c’est une réponse officielle de Bercy. Elle est donc opposable à tous », précise Alain Gerbel.

Qui en conclut à « l’obsolescence » des appels d’offre des réseaux de soins. La Fnof entend donc demander à l’ensemble des réseaux de supprimer de leur convention les transmissions de corrections, ordonnances, bons de livraison et de modifier toutes leurs grilles tarifaires, « pour les remplacer par des grilles en fonction des codes de regroupement ».

Gérer l’articulation 2019-2020

Suite à la dernière réunion du comité de suivi à la Direction de la Sécurité sociale (DSS), nous vous avions alerté sur l’éventualité d’un arrêt du tiers-payant par certains Ocam à la mi-décembre. Dans sa newsletter, Alain Gerbel prévient : « Des complémentaires et au moins à ce jour un réseau ont annoncé qu’ils ne feraient plus de prises en charge ni de cotation à compter de mi-décembre. Si vous faites une prise en charge avec la nomenclature 2019 et que vous livrez en 2020 (compte tenu de l’obligation de facturer à la livraison et non à la commande, ndlr), vous ne pourrez être payé, votre prise en charge ne sera plus valable. »

Pour mieux « gérer » cette articulation, la Fnof a demandé au ministère de la Santé et des Solidarités une dérogation autorisant à être payé au moment de la commande et appelle les opticiens à la prudence : « Soyez certains de pouvoir délivrer avant le 31 décembre au moment de la mise en place du tiers-payant ! »

Enfin, conjointement au Rassemblement des opticiens de France (Rof), la Fnof a sollicité un délai de 3 ans concernant les codes fabricants montures (pas encore validés) : « Jusqu’en juillet 2020, vous pourrez vendre vos montures avec les codes LPP. Pour permettre la liquidation des stocks, une prolongation pendant 3 ans est nécessaire. » Cette demande est pour le moment sans réponse.

Le 16 décembre prochain, la Fnof organise à Paris une journée d’information ouverte à tous. Au programme de cette réunion : le devis, la mise en place du 100% Santé, en présence de Mathilde Lignot-Leloup, directrice de la Sécurité sociale, et de représentants de la Cnam et du Gifo.

 

 

Écrit par la Rédaction

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Bruno Tonnoir ven 13/12/2019 - 16:53

une bonne idée, pour nos vieux stocks de montures françaises ,on les envoie en Afrique et on file de la bonne ****** en injecté Chinois pour le reste à zéro mais au fait pourquoi l'état n'a t'il pas créé une entreprise française associative pour faire ces fameuses lunettes ,pourquoi ne pas interdire les montures en injecté vouées à la poubelle et récupérer toutes les vieilles acétate pour refaire des plaques, car c'est possible , et refaire des monture . Le système reste à charge 0 est un système pollueur qui n'a aucun sens

Benoit Machu lun 16/12/2019 - 10:27

Salut Bruno.
Qui récupère les acétates en France ?

Vincent Langlais mar 17/12/2019 - 10:12

Décoracet récupère les chutes de plaques en tout cas, je ne sais pas si les montures usagées sont récupérées également.

Edgard Mombailly lun 09/12/2019 - 10:33

quid des contrôles ??sur quelles bases désormais ???quels risques pour les opticiens dits "partenaires de refuser de communiquer les corrections lors de contrôles ,données qui seront demandées selon les conditions de partenariats ou accord des transmissions des données personnelles .C'est comme la non augmentation des cotisations joli détournement des OCAM qui augmentent le tarifs pour les conjoints et pas pour l adherent principal joli tour de passe passe .Les opticiens doivent se restreindrent pendant que les ocam continueront à se gaver et sponsoriser de belles équipes de foot et de beaux bateaux

Benoit Machu lun 09/12/2019 - 14:06

Ça semble pas si simple que ça. Les ocam ne peuvent pas se mettre hors là loi non plus de toutes façons ils auront les codes de regroupement et l’accord de la sécu dans la foulée, cède un frein mais pas un obstacle. Ce qui est inquiétant c’est que d’une certaine manière la fraude risque d’être facilité. De toutes façons ce n’est que temporaire en attendant la décision de la Cnil et à mon avis ça va encore aller dans le sens des ocam

Maxence Guillemot lun 09/12/2019 - 18:40

on saura bientôt si la CNIL bénéficie aux usagers en protégeant leurs données ou aux lobbys (OCAM)

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