La recette est ancienne mais l'activité est florissante. Les arnaques aux encarts publicitaires fictifs se multiplient et notre secteur n'est pas épargné. Plusieurs d'entre vous ont signalé des cas de ce genre sur notre forum. Après la mise examen de 12 individus pour "escroqueries en bande organisée", le Parquet de Paris recommande "la plus grande vigilance aux artisans, commerçants et gérants de PME". La bande aurait commercialisé des faux encarts publicitaires pour un montant estimé à plusieurs millions d'euros.

Les escrocs ont abusé de centaines de commerçants et d'artisans en les persuadant que leur inscription au Registre du commerce ou au Répertoire des métiers leur imposait de figurer, moyennant finance, dans un annuaire professionnel. Une fois le cycle enclenché, les victimes ont fait l'objet d'un véritable harcèlement par une seconde équipe d'escrocs pour les obliger à s'acquitter d'autres parutions fictives. La bande n'a pas hésité à produire de fausses lettres de relance à en-tête du ministère de la Justice ou du Tribunal de commerce. Une victime a ainsi déboursé près de 80.000 euros.

Il est impossible d'inventorier toutes les variantes de cette escroquerie tant leurs auteurs font preuve d'imagination en la matière. Derrière un document anodin, comme une simple demande de vérification de vos coordonnées, peut se cacher un engagement publicitaire bidon. La plus grande vigilance s'impose. Voici quelques conseils pour vous aider à "flairer" les arnaques :

- Ne signer aucun document dans l'urgence ou sous la pression
- Lire attentivement tous les documents et en particulier les mentions en petits caractères
- Si les termes du contrat sont peu clairs voire illisibles, ne rien signer
- Se méfier des entreprises basées à l'étranger
- Vérifier que les mentions obligatoires correspondent à une réalité juridique
- En cas de doute, n'hésitez pas à solliciter un avis compétent

Si un document signé vous engage, ne vous laissez pas intimider ! Un recours est possible auprès du Procureur de la République pour demander l'annulation du contrat pour "vice de consentement", voire obtenir des dommages et intérêts. Vous pouvez également saisir la DDCCRF (Direction régionale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes) et tenter de regrouper d'autres victimes de l'escroquerie.

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Écrit par la Rédaction

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