Après l'émission Envoyé Spécial, diffusée le 18 novembre sur France 2, votre profession a une nouvelle fois été attaquée en prime-time par le magazine Zone Interdite, hier dimanche sur M6 (environ 4 millions de téléspectateurs). Comme d'habitude, les arrangements de facture ont été montés en épingle. Vous êtes très nombreux à vous insurger contre ces documents aux prises de position unilatérales qui, étrangement, ne donnent pas la parole aux représentants de la profession. Du côté des dirigeants syndicaux, l'agacement monte, d'autant plus qu'aucun d'entre eux n'a été contacté pour la réalisation de ces deux reportages.

Des journalistes manipulés ?

"Ces émissions sont bâties sur le même modèle et présentent toujours les mêmes interlocuteurs : Marianne Binst (directrice de Santéclair) et Laurent Lévy (PDG d'Optical Center). Ca laisse supposer qu'il s'agit d'une campagne de communication orchestrée. Que recherchent ces personnes ? La récurrence de leurs interventions montre qu'elles n'ont pas atteint leurs objectifs. Marianne Binst essaye d'imposer par tous les moyens le principe Santéclair face à des assureurs loin d'être convaincus de l'importance de la fraude. Quant à Laurent Lévy, est-ce une repentance ou a-t-il décidé de changer sa stratégie de communication ?" s'interroge Alain Gerbel, président de la Fnof (Fédération nationale des opticiens de France).
Le SynOpe (Syndicat des opticiens sous enseigne) s'élève lui aussi contre ces reportages qui "jettent encore une fois le discrédit sur la profession, alors que tout le monde essaie de la moraliser en ce moment". Christian Roméas, son président, regrette que les médias "ne montrent que les opticiens pris la main dans le sac". "Ces journalistes veulent faire du scandale, c'est tout. C'est plus facile de faire une enquête qui tape sur la profession que de faire une enquête plus fouillée et équilibrée".

Réagir ou ignorer ?

Alors que vous êtes nombreux à réclamer un droit de réponse, ces dirigeants syndicaux ne pensent pas qu'il s'agisse d'une bonne solution. "Cela ne servira à rien, les journalistes font ce qu'ils veulent" estime Christian Roméas. Alain Gerbel juge que "demander un droit de réponse, c'est quelque part avouer". Christian Py, président du Synom (Syndicat national des centres d'optiques) nous a quant à lui rappelé qu'il n'interviendrait pas sur ce sujet. "Il n'y a pas plus d'escrocs dans cette profession que dans les autres. Le mieux, c'est d'ignorer ces attaques médiatiques" a-t-il déclaré. Même son de cloche du côté d'Henri-Pierre Saulnier, président de l'UDO (Union Des Opticiens) : "Tout ce qui est excessif est dérisoire. Nous ne voulons plus commenter ce genre de reportages".
Écrit par la Rédaction

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