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Le GIFO (Groupement des Industriels et Fabricants de l’Optique) demande à son tour le retrait du projet d’arrêté visant à interdire la publicité pour les dispositifs médicaux d’optique, notamment les verres correcteurs et les montures. 

Transmis le 4 septembre par la Direction de la Sécurité sociale, le texte est jugé « disproportionné et inefficace » par l’organisation, qui partage toutefois l’objectif de lutte contre les pratiques commerciales abusives.

« Un besoin médical », pas un achat d’impulsion

Premier argument : l’équipement optique répond à un besoin médical à la suite d’une prescription. Le GIFO rappelle également qu’aucun lien de causalité n’a été établi entre l’exposition à la publicité et un éventuel « suréquipement » des assurés.

L’organisation alerte également sur les conséquences en matière de prévention. Près d’une personne sur trois présenterait une vision non ou mal corrigée et un enfant sur quatre en petite section de maternelle un trouble visuel. Dans un contexte où les campagnes publiques restent limitées, le GIFO considère la communication des acteurs de l’optique comme un levier de sensibilisation.

Des conséquences pour l’industrie française

Le GIFO avance également un argument économique. Une interdiction de communiquer pourrait, selon lui, fragiliser les entreprises implantées en France et menacer plusieurs milliers d’emplois. La filière compte 200 sites dans l’Hexagone, dont 43 de fabrication, et représente plus de 55 000 emplois.

L’organisation rappelle aussi que l’Assurance maladie obligatoire ne finance directement qu’environ 4 % des dépenses d’optique, soit 345 millions d’euros en 2024, tandis que la TVA sur l’optique médicale représenterait près de 1,38 milliard d’euros de recettes fiscales. Selon le GIFO, l’impact budgétaire attendu serait donc faible au regard des conséquences potentielles pour la filière.

Contrôler plutôt qu’interdire

Plutôt qu’une interdiction générale, le GIFO demande de renforcer les contrôles et les sanctions contre les pratiques abusives. L’organisation rappelle que la publicité des dispositifs médicaux est déjà encadrée et appelle le ministère de la Santé à ouvrir rapidement une concertation avec l’ensemble des parties prenantes.

Écrit par la Rédaction

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