Selon des informations recueillies ces dernières heures par notre rédaction, l’ensemble des Enseignes d’Optique françaises (sauf Alain Afflelou qui, depuis cette année ne cotisait plus) a adressé une lettre de démission, en date du 30 septembre, à la présidence de l’UDO. Les Enseignes justifient leur démission du collège des Enseignes, de la manière suivante : « L’analyse des résultats et l’absence de décision pérenne sur les questions du moment nous amène à dresser un bilan négatif » de l’UDO. Cette démission sera examinée lors de la prochaine Assemblée générale de l’UDO, le 20 octobre. Lors de cette AG, les Enseignes démissionnaires seront représentées. La démission de Henry Pierre Saulnier, l’actuel président de l’UDO, a été évoquée, à cette heure ce n’est pas le cas.

Génèse de la crise
Cette crise trouve ses racines dans une double insatisfaction :
  • Les Enseignes ne sont pas satisfaites, depuis de longs mois, de l’action syndicale de l’UDO qui, à leurs yeux, ne conduit pas de vraies actions de défense de la profession ;
  • Les Enseignes ne sont pas satisfaites non plus de leur propre fonctionnement dans leur collège, au sein de l’UDO.
    Une première résonance de cette situation est apparue dans le dossier du mois d’avril 2003 de Bien Vu. Ce titre publiait alors une enquête de 4 pages : « Opticiens : quelles orientations pour faire évoluer la profession ? ». Un président d’Enseigne annonce clairement : « Je rêve d’un syndicat représentant les opticiens et d’un autre, représentant les Enseignes. Les deux pourraient s’unir pour la défense d’intérêts communs : les syndicats ouvriers font des intersyndicales en dépit de leurs différences ».

    Les enjeux de la crise
    Que peut-il se passer ? La démission des Enseignes sera effective au 31 octobre prochain, si rien ne change lors de la prochaine AG de l’UDO. Que peut-il se passer ?
  • Si l’UDO modifie ses statuts de manière à ce que les Enseignes aient davantage de voix au conseil d’administration et si l’UDO s’engage à un changement de sa politique, les Enseignes pourraient rester dans ce syndicat ;
  • Si l’UDO n’opère pas de changements assez importants et symboliques, alors les Enseignes créeront un regroupement « des opticiens sous enseignes » et, de facto, la représentativité syndicale de l’UDO sera altérée, pour ne pas dire détruite.

    Que veulent les Enseignes ?
    Les Enseignes souhaitent que soit développé (par l’UDO ou par l’éventuelle organisation nouvelle) « un travail sur la défense de la profession ». Cette action, « qui sera obligatoirement dégagée des problématiques commerciales propres aux Enseignes » concernera les relations avec les Pouvoirs publics, la formation, les relations avec la Cnam… En ce sens, les Enseignes devraient rédiger une Charte pour fonder leur action, « de manière collective et professionnelle, en dehors de la sphère commerciale ».
    Enfin, si la scission entre les instances de l’UDO et les Enseignes doit être effective à la fin du mois d’octobre, les Enseignes souhaitent que cette scission « se fasse proprement », pour les personnes comme pour les structures. Une question supplémentaire devra, dans ce cas, trouver réponse : celle de la propriété des biens de l’UDO. Si les biens (compteq bancaires, locaux, …) appartiennent à l’UDO, à qui appartient l’UDO ?
  • Écrit par la Rédaction

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