Temps de lecture : 3 min
En anticipation des futures exigences réglementaires de l'Union Européenne, EssilorLuxottica va déploye son premier passeport produit numérique (Digital Product Passport ou DPP) afin d'assurer la traçabilité et la transparence des informations relatives à ses produits de lunetterie.
Ce système répond à une demande du marché concernant l'authenticité et la transparence. Les consommateurs auront accès au DPP via une plateforme interactive (voir la vidéo), qui fournira des informations détaillées comprenant les spécifications du produit, son parcours de fabrication, l'historique de la marque et les données de durabilité.
Le lancement initial s'effectue avec la prochaine collection Alain Mikli. Le dispositif sera ensuite étendu au sein du portefeuille de marques global du groupe dans les mois qui suivent.
Définition et implication du passeport produit numérique
Le DPP est une initiative réglementaire européenne qui vise à établir un registre numérique unique pour chaque produit. Ce registre est conçu pour consolider les informations essentielles relatives au cycle de vie du produit.
Le rôle principal de ce passeport est d'assurer la traçabilité complète du produit, de sa production à sa fin de vie, en ciblant notamment le recyclage ou le réemploi. Le DPP est structuré comme un outil au service de l’économie circulaire.
Les informations devant figurer dans ce passeport incluent :
- La composition du produit et l'origine des matériaux ;
- L'empreinte environnementale et les stratégies d'éco-conception ;
- Les options de réparabilité et les modalités de traitement en fin de vie.
Ce dispositif renforce la transparence sur l’empreinte socio-environnementale des produits, conformément au règlement européen « ESPR » (éco-conception des produits).
L'accès facilité aux informations du DPP permettra aux consommateurs, fabricants et autorités de prendre des décisions factuelles concernant la durabilité, la circularité et la conformité des produits.
L'utilisation d'indicateurs standardisés, notamment environnementaux, rendra la comparaison des produits et encouragera les fabricants à optimiser leurs stratégies d’éco-conception.
Modalités de mise en Œuvre
L'entrée en vigueur du DPP est prévue de manière échelonnée à partir de 2027 et va suivre un calendrier défini par familles de produits.
Les premiers produits concernés sont les batteries électriques, suivis par le textile, les matériaux de construction, les pneus, et certains produits intermédiaires comme l'acier.
Les catégories exemptées sont limitées aux produits alimentaires, aux aliments pour animaux et aux produits médicaux.
Le non-respect de cette obligation pourrait entraîner des sanctions, telles que des amendes. Le passeport couvrira l'ensemble de la chaîne de valeur.
Les modalités d'accès, qui incluent des options telles que le QR code, les puces RFID/NFC ou un code-barre, reposeront sur une technologie de stockage sécurisée (blockchain ou cloud) pour garantir que chaque produit soit lié à un identifiant unique.
Vous avez la parole !
pour pouvoir poster des commentaires
Nos lecteurs ont aussi lu...
Lunettes connectées : Meta et ses distributeurs visés par une plainte pénale en Allemagne
Publié le 17 août 2026
La question de la vie privée continue de rattraper les lunettes connectées. En Allemagne, l'ONG HateAid a déposé, le 12 août, une plainte pénale visant Meta,…
Lisez ou relisez les news les plus lues ce premier semestre 2026 sur Acuité
Publié le 31 juillet 2026
C'est l'heure de notre traditionnelle pause estivale ! La rédaction ferme ses portes pour 15 jours et vous donne rendez-vous dès le lundi 17 août. Retour sur les sujets…
[Sondage] Votre chiffre d’affaires de juillet 2026 par rapport à juillet 2025
Publié le 31 juillet 2026
Le début d’année laissait présager une conjoncture complexe pour le secteur. Après un mois d’avril au ralenti (-2,8 %), l’activité des magasins d’optique a connu un net…
Les dernières news
Opéré de la myopie au Lasik, il garde des séquelles : les Quinze-Vingts condamnés
Publié le 21 août 2026
Près de douze ans après une opération de la myopie, le contentieux opposant un patient au Centre hospitalier national d’ophtalmologie (CHNO) des Quinze-Vingts connaît un…
Un OVNI dans les rues de Toulouse pour faire connaître son magasin d’optique
Publié le 21 août 2026
« Chaque fois que je le sors, on me prend toujours en photo. » Difficile, il est vrai, de passer inaperçu à bord de l'engin utilisé depuis quelques mois par Thierry…
Le marché des verres de freination de la myopie pourrait tripler d’ici 2034
Publié le 21 août 2026
Encore relativement récent, le marché des verres destinés à freiner la progression de la myopie chez les enfants et adolescents pourrait connaître une forte accélération…
Encore des normes supplémentaires qui contribueront à augmenter le prix des produits. Je comprends la démarche, et la faute revient sans doute aux fabricants qui font n'importe quoi, et je comprends donc la logique. Mais quand même. Rajouter des normes par dessus des normes je suis pas sur que ce soit bénéfique au final. Surtout quand on sait que ces normes peuvent souvent être contournées donc bon.
Cela me rappelle les montures Bugatti d'Augar dont un manchon comprenait des informations clients plutôt que la traçabilité.