En juin 2002, l’aménagement et la réduction du temps de travail (ARTT) concernait 62% des salariés. La Crédoc les a interrogés sur les activités auxquelles ils consacrent davantage de temps depuis leur passage aux 35 heures. Cette étude, réalisée pour la Direction du Tourisme, nous apprend que ce ne sont pas les effets de la loi en matière de voyage, de départs en vacances ou en week-end qui sont cités au premier chef par les intéressés ; le repos ( 47%) ou le temps consacré à la famille (45%) arrivent bien avant. Seulement un bénéficiaire sur six part davantage en voyage grâce aux 35 heures. L’impact de la loi en matière de tourisme semble être, en pratique, bien plus faible que ce qu’on imagine ou que ce qu’on espère avant d’en avoir bénéficié.
Ce sont davantage les cadres et les Franciliens, ceux qui partaient déjà plus fréquemment en vacances ou en week-end, qui valorisent le plus l’impact des 35 heures sur leurs départs.
L’étude du Crédoc apporte une série d’indications sur la mise en œuvre des 35 heures dans les entreprises, quatre conclusions s’en dégagent :
  • Presque la moitié (48%) des bénéficiaires de l’ARTT ont obtenu des journées ou des demi-journées à prendre de façon sporadique.
  • En cas de jours de congés supplémentaires, les salariés bénéficient en moyenne de 14 à 15 jours de plus par an.
  • En ce qui concerne l’impact de la loi sur la vie de l’entreprise : 27% des salariés estiment qu’il y a eu détérioration de leurs conditions de travail. Ce sentiment repose sur le constat que les 35 heures se sont parfois traduites par quelques astreintes supplémentaires ou des plages horaires de liberté qu’ils n’ont pas choisies.
  • A la question de savoir si les 35 heures sont un atout ou un handicap pour la société française : 49% de la population y voit un atout (surtout les moins de 25 ans) et 45% un handicap.
Écrit par la Rédaction

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