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Temps de lecture : 2 min

Dans un secteur de l’optique en pleine mutation, la formation est un enjeu clé. L'opticien d'aujourd'hui doit maîtriser à la fois des compétences en santé, techniques et humaines, tout en intégrant les enjeux de gestion d'entreprise.

Face à ces exigences, les opticiens s'investissent dans leurs magasins dans la formation des alternants et des nouveaux collaborateurs, afin de transmettre des compétences concrètes et adaptées aux réalités du métier. Une démarche qui vient combler les lacunes de la formation initiale actuelle : c'est ce que nous expliquent Marion et Solène, dirigeante et collaboratrice (sous enseigne en marque propre à la Roche-Sur-Yon (85)), dans la vidéo ci-dessus.

Plus de détails dans la vidéo en haut de page.

Une réforme devenue indispensable

Face à cette réalité, la formation actuelle, centrée sur le BTS opticien-lunetier, a montré ses limites.

Créé en 1954 et réformé en 1997, ce diplôme ne reflète plus pleinement les réalités du secteur : explosion des usages numériques et des troubles visuels associés, progression de la myopie, vieillissement de la population ou encore intégration de nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle. Le métier a évolué, mais pas le diplôme.

L'ambition du ROF est partagée par d'autres acteurs de la filière : faire évoluer la formation vers le grade licence (Niveau 6)

Le ROF défend une réforme ambitieuse et très attendue des opticiens : faire évoluer le cursus vers un modèle universitaire Licence-Master-Doctorat.

Une évolution qui permettra de renforcer la formation sur les connaissance et les compétences en santé et de répondre aux attentes des étudiants, dont une majorité poursuit déjà ses études après le BTS.

En mobilisant les professionnels et en dialoguant avec les pouvoirs publics, le ROF agit pour construire une formation à la hauteur des enjeux de santé visuelle.

[Vidéo] Le point de vue du ROF sur l'évolution de la formation des opticiens.

 

Pour plus d'informations, rendez-vous sur Rassemblementopticiens.fr.
 

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Maxime Quoniam mar 31/03/2026 - 21:34

Donc le ROF, syndicat majoritaire des grandes enseignes où il y a plus de vendeurs que d'opticiens souhaite que le diplôme devienne une licence et qu'il soit plus axé sur la santé ?
Pour quoi faire ? Notre métier se fait déjà remplacer par des vendeurs de chemises faisant des formations de quelques jours alors à quoi bon vouloir faire évoluer notre diplôme ? Nous différencier des simples vendeurs ? Une reconnaissance tardive de l'erreur d'avoir fait rentrer des commerciaux dans nos magasins au titre de la rentabilité, au détriment de l'éthique d'un opticien ?

Reconnaître officiellement les optométristes permettrait déjà d'avoir des opticiens beaucoup plus axés sur la santé, leur reconnaissance est déjà un Mont Blanc à gravir et maintenant ce syndicat saute cette étape et souhaite directement s'attaquer à un Everest...

Nous allons droits dans le mur et ce n'est pas ce genre de proposition qui sauvera métier, il y a d'autres choses à faire avant

David Auréjac mar 31/03/2026 - 10:12

Une question me brûle les lèvres depuis longtemps... les syndicats (et pas que le ROF) ne parlent que de formation, opticien "santé" (pour ne pas dire optométriste), protection des données personnelles, etc.
C'est très bien mais je ne me sens pas plus concerné que ça (mais j'ai certainement tort).

Par contre, à quel moment nos syndicats vont-ils s'intéresser aux plateformes qui imposent des tarifs "du marché" que personne ne connaît (pas même eux !) ?
A quel moment, vont-ils défendre un élément central du commerce : un commerçant est libre de fixer ses prix en fonction de ses frais généraux, et de la valeur qu'il donne à son travail ?
A quel moment vont-ils aller voir le ministère pour mettre à jour les tarifs imposés du 100% Santé (j'ai en effet, constaté une légère augmentation de l'inflation ces dernières années) ?

Quand ?

Meziane Zernoune mar 31/03/2026 - 14:31

Tout est dit.

Est-ce qu’il existe un syndicat qui défend réellement les intérêts des opticiens ? Ou va-t-il falloir en créer un ?

Laurent Opticien mar 31/03/2026 - 00:47

le ROF est encore à côté de la plaque comme d'habitude. Les optométristes ne sont pas respectés, pas valorisés dans l'optique, ni dans les cabinets d 'ophtalmos. En optique sur la fiche de paie grand max 100 euros en plus et en cabinet, on ne vous appellera pas opticien, ni optométriste mais assistant médical. Les opticiens malins et fûtés se dirigent vers le diplôme d'orthoptiste et là ils ont a la fois une compétence commerciale et technique. Les orthoptistes, ceux que j'ai rencontrés ont peu d'empathie et n'ont pas le sens du service; Ils sont vis à vis de nous arrogants avec un air de supériorité. En ophtalmologie, vous serez souvent en contrat CDD qui ne sera pas renouvelé à cause d'un ortho qui se verra embauché en CDI car les aides pour eux sont d'environ 30 000 euros la 1ere année 18 000 la 2e année et 8000 la 3e année. Sans compter qu'un ortho côte environ 22 euros à chaque consultation. NE PERDEZ PAS VOTRE TEMPS !

Jean-Louis Banizette jeu 02/04/2026 - 16:35

Je comprends ce souhait de voir le diplôme évoluer pour valoriser notre métier et l'adapter aux nouvelles nécessités, mais il me semble que l'urgence est ailleurs. Avant de vouloir réformer la formation, la priorité devrait être de faire appliquer la loi actuelle, qui impose la présence d'un professionnel diplômé pendant toutes les heures d'ouverture du magasin. On sait tous que sur le terrain, c'est loin d'être systématiquement appliqué. C'est une fraude dommageable que vous ne retrouverez pas dans d'autres professions de santé. Il faudrait d'abord s'assurer du bon suivi des prises en charge par un professionnel accrédité, devant avant tout être titulaire du diplôme. Celui-ci certifie un bon niveau de connaissances et compétences, contrairement à une personne qui par exemple a suivi une formation de quelques jours, encadrée par une enseigne nationale de l'optique, afin d'en faire un bon vendeur, et dont l'objectif principal sera de remplir le tiroir caisse...

Patrick Loubié mer 25/03/2026 - 08:47

Le discours est intéressant!
MANQUE D’ATTRACTIVITÉ DE LA PROFESSION ?
Est-ce le même ROF QUI S'OPPOSE à l’extension d’un accord salaire qui compense uniquement la perte de pouvoir d’achat des opticiens salariés sur les 2 dernières années?

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