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Temps de lecture : 3 min

Un décret (disponible en pièce jointe en haut de page) publié au Journal officiel du 14 juin 2026 ouvre officiellement la possibilité pour les opticiens-lunetiers d'intervenir au sein des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) afin d'y réaliser des examens de réfraction et, si nécessaire, de délivrer des équipements optiques. 

Ce texte fait suite aux 4 années d'expérimentation dans deux régions de France (Centre Val-de-Loire et Normandie), dont le bilan a été jugé positif par les pouvoirs publics.

Contexte

Jusqu'à présent, les examens de la réfraction réalisés par les opticiens étaient limités à leur lieu d'exercice habituel, sauf dérogation exceptionnelle. Désormais, ils peuvent se déplacer directement dans les Ehpad mentionnés à l'article L. 313-12 du Code de l'action sociale et des familles pour réaliser des examens de vue.

D'après l'Inserm, près de 40 % des plus de 78 ans en Ehpad nécessitent une correction ou un suivi optique actif. Plus de 90% d'entre eux n'ont pas d'ordonnance valide - un sujet fondamental que les pouvoirs publics ont nécessairement déjà identifié.

Faciliter l'accès aux équipements optiques des personnes âgées 

L'objectif affiché par le gouvernement est d'améliorer la prise en charge visuelle des résidents d'Ehpad, une population pour laquelle les déplacements vers un magasin d'optique peut s'avérer difficile, voire impossible.

Le texte vise ainsi à favoriser l'accès aux soins visuels et au renouvellement des équipements optiques directement sur le lieu de vie des personnes concernées. Concrètement, l'opticien-lunetier pourra réaliser les actes relevant de sa compétence au sein de l'établissement, conformément aux dispositions prévues par le Code de la santé publique.


Pour aller plus loin : Reportage vidéo sur les opticiens en Ehpad - une expérimentation prometteuse face au vieillissement de la population


Une obligation de compte rendu 

Le décret prévoit un encadrement de ces interventions. À l'issue de chaque déplacement, l'opticien devra transmettre un compte rendu au patient ainsi qu'au médecin prescripteur. Celui-ci devra également être adressé au médecin coordonnateur de l'établissement et, le cas échéant, au médecin traitant du résident. Les échanges devront être réalisés par tout moyen garantissant la confidentialité des informations transmises. 

Une mesure attendue par la profession 

Cette évolution réglementaire s'inscrit dans la continuité de la loi du 5 février 2019 visant à améliorer la santé visuelle des personnes âgées en perte d'autonomie, à laquelle le décret fait explicitement référence. Elle répond également à une demande récurrente de nombreux professionnels de l'optique, qui plaident depuis plusieurs années pour une meilleure prise en charge des résidents d'Ehpad et un accès simplifié aux équipements de correction visuelle, étant donné que les ophtalmologistes et les orthoptistes qui se déplacent dans les Ehpad se comptent sur les doigts de la main. 

Le texte est entré en vigueur dès le lendemain de sa publication au Journal officiel, soit le 15 juin 2026.

Écrit par la Rédaction

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Lorette Lapointe lun 15/06/2026 - 17:30

Quid de l’interdiction d’effectuer des examens en cas de pathologies oculaires ? La majorité des patients d’EPAH en a

Christophe Haller lun 15/06/2026 - 17:00

C'est une bonne chose, même si beaucoup n'ont pas attendu que ce soit légal pour le faire.
Sur les parkings de supermarchés, places de mairies et entreprises c'est légal aussi ?

Jean- Félix Biosse Duplan lun 15/06/2026 - 15:25

Enfin !On pense à nos aînés pour les aider à mieux vivre, tout simplement
JF Biosse Duplan

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