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Depuis le début de semaine, nous donnons la parole aux syndicats : Rof, Fnof, Synom et AOF. La fin de la distribution gratuite de masques aux opticiens et la possible pénurie d’ordonnances ont été au menu des deux premières parties de cette série. Troisième et dernier volet : les relations avec les Ocam.

Alain Gerbel (Fnof) : « Certaines Ocam ne font pas leur travail »

Alain Gerbel n’y va pas de mainmorte : « les Ocam font n’importe quoi ». Le président de la Fédération nationale des opticiens de France (Fnof) regrette que de nombreux dossiers datant d’avant le confinement restent impayés et que les blocages continuent. « Il n’y a aucun problème avec plus du tiers des Ocam », reconnait Alain Gerbel. « Mais certaines ne font pas leur travail. »

Le président de la Fnof déplore moult refus de remboursements, notamment pour les renouvellements anticipés et les renouvellements avec adaptation. « Comment se fait-il que certains magasins n’ont pas de difficulté de remboursements et d’autres oui ? » questionne-t-il. « Tous les dossiers doivent être traités de la même manière. » Alain Gerbel assure que son syndicat n’hésitera pas à assigner certaines Ocam « pour leurs pratiques » et à porter plainte « si on a des preuves de différences de traitements ».

À propos de l’avis de la Cnil, Alain Gerbel maintient ses positions exprimées en mai sur Acuité. Il invite les opticiens à contacter la Fnof en cas de demande non motivée de transmission de données de santé des Ocam. « On vous aidera à constituer votre dossier. La majorité a une issue favorable. N’envoyer surtout pas aux Ocam ce qu’elles vous demandent », conseille le président de la Fnof.

« Les Ocam coincent sur tout et ont pris la profession en otage pour régler leurs problèmes avec les pouvoirs publics », résume Alain Gerbel.

André Balbi (Rof) : « Pourquoi nous embêter à ce point ? »

Du côté du Rassemblement des opticiens de France (Rof), André Balbi estime que « les Ocam ne peuvent plus ignorer l’avis de la Cnil ». Pourtant, la question de la prise en charge reste tendue. « 97% des contrats peuvent être réglés avec les seuls codes regroupés », explique le président du Rof. « Alors pourquoi nous embêter à ce point ? Les lignes doivent bouger. » Le Rof s’accorde le trimestre pour régler ce sujet.

Le Rof se dit ensuite « plutôt favorable à la traçabilité », mais André Balbi insiste sur la nécessité de définir les données qu’il est acceptable de tracer ou non. « Je pense qu’il faut un peu de bonne volonté pour se mettre en ordre de marche. Les opticiens ont mieux à faire que de se disputer avec les Ocam, et inversement. »

Véronique Bazillaud (Synom) : « Nous ne sommes pas opposés aux contrôles »

Le Syndicat national des centres d'optique mutualistes (Synom), regrette que les échanges, bien que nombreux depuis plusieurs mois n’avancent pas. « Nous recherchons la simplicité et facilité d’exercice de nos opticiens au quotidien, et cela passe par le tiers payant », explique Véronique Bazillaud, déléguée générale du Synom. Du côté du syndicat, la tendance est plutôt à fournir les documents demandés pour conserver la rapidité des accords de prise en charge. « Nous ne sommes par ailleurs pas opposés aux contrôles qui peuvent être faits par les complémentaires. Une profession qui accepte le contrôle est droite dans ses bottes. »

Le Synom se montre surtout attentif à la mise en place des codes LPP fabricants, qui remplaceront les codes actuels au 1er janvier 2021. Et ce alors que plusieurs codes n’ont pas encore été transmis, comme les codes stocks pour les montures ou encore les codes d’appairage. « Il faut absolument qu’on évite le bug qu’il y a eu en janvier dernier », clame Véronique Bazillaud. « Il ne serait pas supportable pour la filière. » Le Synom espère que des solutions seront vite trouvées. « Ce sujet des codes fabricants manquants peut paraître encore insignifiant, mais la fin d’année arrivera très vite … »

Écrit par la Rédaction

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Emmanuel David mer 09/09/2020 - 18:23

Le combat du pour ou contre le tiers payant est perdu d'avance , car les clients ont choisi ,ils préfèrent qu'on s'occupe aussi de cette aspect de la vente.
S'illusionner en proposant d'arrêter le Tiers Payant pour que notre profession s'épanouisse est soit démago , soit de la folie pure. L'activité est bien meilleure pour notre profession en ce moment que pour les autres commerces ( fringues, bijoux ,etc..),tout cela car nous avons une activité "subventionnée" par les ocam . Imaginer l'arrêt du TP mais combien de clients repousseraient leur achat ?

Vincent Langlais mer 09/09/2020 - 18:59

La facilité de paiement et ne pas s'occuper des papiers (côté client) n'est pas nécessairement synonyme de tiers payant. La carte avance santé permet d'obtenir ce même résultat tout en nous évitant à nous professionnels de santé de devoir être les secrétaires des OCAM.

Maxence Guillemot jeu 10/09/2020 - 10:25

La carte avance santé pour tous sur la carte vitale (comme en Australie par exemple) le rêve...

Mag Mag mer 09/09/2020 - 14:07

Quand on se met à table avec eux c'est forcement pour faire des compromis et comme nous sommes des rigolos vous comprenez maintenant qui pliera.... Pour être droit dans ces bottes arrêtons le 1/3 payant, mais avant que plus de 11000 se mettent d'accord....

Stéphane Périgeat mer 09/09/2020 - 14:03

Transmission des données aux OCAM ou futilité du débat...
Beaucoup d'opticiens ne sont déjà plus que des sous traitants de mutuelles sans liberté, ils n'exercent déjà plus leur fonction de conseil.
La prise de contrôle de la profession est déjà actée.
Les opticiens dans leur course au chiffre et surtout au chiffre que ne fera pas leur voisin ont pour des raisons mercantiles et de rentabilité abandonné leur admirable profession.

Alain Jacquey mer 09/09/2020 - 10:45

Et ainsi devenir de plus en plus dépendant de l'institution. Mettre le doigt et encourager ce système conduira à la prise de contrôle de la profession et des autres professions médicales libérales médicales et paramédicales ou assimilées dans le futur par l'Etablissement qui dictera sa loi, qui doit durer, qui doit disparaître etc.. etc..
Que cherchez-vous? Vous soumettre à la dictature des OCAM ou votre liberté pure et dure de faire votre métier?

Pinoli Pierre mer 09/09/2020 - 10:04

« Nous recherchons la simplicité et facilité d’exercice de nos opticiens au quotidien, et cela passe par le tiers payant »
Jerry Golé

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