Une après-midi de conférence sur le thème de « la mise en oeuvre opérationnelle des réseaux de soins » a confronté hier à Paris des personnalités du monde des complémentaires, des assurances et du secteur de la santé. Eric Plat, PDG d'Atol Les Opticiens, y a participé pour deux tables rondes : une sur le financement des réseaux de soin et une autre entièrement dédiée à l'optique : « face au développement de la vente en ligne, jusqu'où peut-on aller dans la rationalisation des coûts ? ». 
Au cours des débats, Eric Plat, PDG d'Atol, s'est trouvé opposé à la rapporteur de la loi Le Roux. Il a pu lui dire qu'il estimait les attaques permanentes sur la profession « injustes » : « la transparence de la profession est claire, à l'inverse des frais de gestion des complémentaires santé ». Avant de rappeler que ces dernières avaient « un rôle à jouer dans l'économie de la France. [Leurs] frais de gestion coûtent plus chers au consommateur que ce que prend l'opticien. » Comme de nombreux professionnels du secteur en ce moment, il a également argumenté que les critiques devraient s'effacer devant une « vision globale du système ». À l'instar d'Alain Gerbel face au responsable de Que-choisir (lire notre news "Alain Gerbel a débattu ce soir avec le président de Que-Choisir sur Sud Radio"), il a souligné les résultats hasardeux de nombreuses études qui comparent les prix de l'optique entre pays. 

« Il n'y a pas un seul pays où le fonctionnement est le même qu'en France », a-t-il reprécisé en prenant comme exemple l'Allemagne ou encore l'Espagne avec seulement 10% de TVA [3% au Luxembourg, 4% en Italie NDLR]. Au cours des débats, c'est notamment Etienne Caniard, le président de la Mutualité qui avait rappelé que le chiffre d'affaires par point de vente est de 511 K€ en France contre 366 K€ en Allemagne » pour un même nombre de points de vente alors que l'Allemagne compte 82 millions d'habitants contre 65 millions en France. 
Ces différentes interventions ont bien sûr été l'occasion d'aborder les résultats de la récente enquête UFC-Que choisir. « 90% des opticiens des réseaux sous enseigne travaillent avec sérieux et proposent au client un service de qualité », a rappelé Eric Plat. Au cours des échanges sur les réseaux de soin, Etienne Caniard a mis en avant que le reste à charge pour l'achat d'équipements optique était en moyenne de 112€ dans un réseau conventionné contre 164€ en moyenne. Jean-François Deserson, directeur prospective santé prévoyance du groupe de protection sociale Humanis a indiqué de son côté qu'entre 2006 et 2012, la prise en charge des frais d'optique par les complémentaires avait progressé de 58% (25% pour les frais dentaires). Le responsable a également communiqué les prix pratiqués au sein du réseau d'opticien Itelis (ci-dessous). 

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Exemples présentés avec une monture à 150 euros (prix de marché), soit 126 euros dans les réseaux (environ -15%)

Nicolas Leblanc, directeur des relations institutionnelles et mutualistes à la Macif a pourtant rappelé que d'après les études réalisées par son organisme, « le premier poste de renoncement au soin, c'est le dentaire et non l'optique qui mine de rien ne pose pas de problème ». Il a également souligné que la distribution de l'optique était en pleine évolution : du fait de la demande des consommateurs mais aussi des nouveaux entrants comme les acteurs de l'internet et l'émergence de modèles de distribution full-web ou web to store... 
LE PDG d'Atol a lui préféré conclure sur les évolutions qualitatives des réseaux d'optique : « Grâce à la mise en place dans notre réseau de la certification qualité ISO 9001, nous avons une exigence de qualité dans cette expertise qui est unique. Nous avons également une responsabilité sociale en n'achetant pas en Asie. Alors, travaillons beaucoup plus étroitement ensemble de façon à ce que le consommateur ait une vision partagée ». 

Écrit par la Rédaction

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