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Une enquête* réalisée par l'institut CSA pour Lyleoo** met en lumière les pratiques des opticiens français face à la télémédecine.

Alors que l'accès aux soins ophtalmologiques souffre parfois de grandes disparités en fonction des territoires, la téléexpertise émerge comme une solution pour la profession, selon cette enquête.

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Téléconsultation : une forte notoriété mais une adoption limitée

La téléconsultation en ophtalmologie bénéficie d'une notoriété quasi-totale chez les opticiens, puisque 91 % d'entre eux la connaissent. Cependant, cet intérêt ne se traduit pas par un investissement significatif. Seulement 7 % des professionnels se disent prêts à s'équiper d'une cabine dédiée.

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Téléexpertise : un modèle moins connu, mais plus attractif

La téléexpertise est moins connue. Un peu plus de la moitié des opticiens interrogés connaissent cette solution ( 55 %).

Néanmoins, elle suscite un intérêt plus marqué que la téléconsultation. Près d'un tiers des professionnels (31 %) envisagent de s'équiper, soit 4,5 fois plus que pour la téléconsultation. Dans les faits, 15 % des opticiens proposent déjà ce service.

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Pour 52% des opticiens, cette solution est perçue comme un moyen de mettre en avant leur expertise en matière d'examen de vue. L'étude met en évidence les motivations des opticiens pour adopter la téléexpertise.

Confusion entre les dispositifs

L'étude révèle une confusion persistante entre les deux dispositifs, ce qui freine le développement de la téléexpertise, selon l'étude.

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Le rapport indique qu'une minorité d'opticiens parvient à donner une vraie différence entre les deux.

Le point le plus clair pour la profession est que la téléconsultation se déroule en visioconférence directe avec l'ophtalmologiste, une notion bien comprise par 40 % des personnes interrogées.

En revanche, le fait que la téléexpertise implique que l'opticien réalise lui-même l'examen et transmette les données à l'ophtalmologiste n'est compris que par 21 % des opticiens.

Toujours selon l'enquête, l'intérêt pour la téléexpertise est d'autant plus fort dans les zones où les délais pour un rendez-vous sont longs, confirmant son rôle dans la lutte contre les déserts médicaux.

 

*L'étude est basée sur un échantillon de 200 opticiens responsables de magasins (indépendants et enseignes), sélectionnés de manière aléatoire sur tout le territoire.

**Lyleoo est une société de téléexpertise en ophtalmologie.

Écrit par la Rédaction

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Jean-Louis Banizette jeu 04/09/2025 - 16:00

Téléexpertise suscite plus d'intérêt, ben oui téléexpertise plus simple que téléconsultation, donc plus accessible avec moins d'investissement pour l'obtention d'une prescription de lunettes, et c'est l'essentiel recherché par l'opticien afin qu'il en délivre davantage !

Stéphane S mer 03/09/2025 - 08:42

a quel moment on parle du côté "borderline" juridique de la téléexpertise ? vs la téléconsultation en ophtalmologie.
ce n'est pas un article publicitaire vu le commanditaire de l'enquête Lyleoo qui vend la dite solution miracle?
je m'interroge simplement

Emilie Perrissol mer 03/09/2025 - 14:48

Merci Stéphane pour votre question. Je reconnais qu'en 2023 quand nous avions lancé la commercialisation de la solution Lyleoo, nombreux étaient le opticiens à se poser la question de la légalité tant le produit était novateur.
Aujourd'hui honnêtement c'est l'inverse, le sujet a été traité des dizaines de fois dans les médias et les textes sont très clairs.
Un décret précise les choses sans ambiguïté :
Le décret n° 2021-707 du 3 juin 2021 permet aux opticiens-lunetiers, en leur qualité d'auxiliaires médicaux, de réaliser des pratiques de télésoin et de recourir à la téléexpertise pour l'ensemble des patients. La nécessité du recours à cette pratique est laissée à leur libre appréciation.

D'ailleurs, s'il y avait le moindre doute, les mutuelles comme la sécurité sociale ne prendraient pas en charge les équipements prescrits en téléexpertise.
De même, aucune franchise, coopérative ou centrale d'achats n'auraient franchi le pas.
Chez LYLEOO nous avons cependant fait le choix de nous imposer des règles supplémentaires très strictes afin d’avoir une ethique exemplaire et de ne pas éloigner le patient d’un parcours en présentiel.
- Ordonnance non renouvelable
- Ordonnance possédant un E-certificat
- Pas de primo prescription pour les très faibles corrections
- Signature électronique du questionnaire et du consentement
- Pas de possibilité de réaliser deux téléexpertises consécutives
- … …
Et aujourd’hui nous travaillons avec de nombreux parlementaires afin de mieux encadrer la téléexpertise en imposant à tout le monde le même niveau d’exigence.
Enfin, concernant l’objectivité d’une telle enquête, je pense que personne ne peut douter de l’impartialité d’une société telle que le CSA. D'ailleurs si nous l'avons choisie c'est justement pour cette raison.

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