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Selon le Baromètre Santé 2026 de la société de courtage Génération (qui gère 2,8 millions de bénéficiaires), l'année 2025 a été marquée par un désengagement progressif de la Sécurité sociale sur les soins du quotidien, au profit d'un rôle accru des complémentaires santé et des assurés.

La part de la Sécurité sociale dans le remboursement global est passée sous la barre des 40 %, laissant 53 % à la charge des complémentaires. Le baromètre note d'ailleurs que les contrats responsables n'ont pas permis la baisse de prix espérée, et que certains restes à charge continuent de progresser pour les assurés. 

Face à ce constat, de plus en plus d'entreprises proposent des surcomplémentaires facultatives à leurs salariés pour limiter l'impact financier de ces dépenses.

L’optique : un poste de dépense parmi les plus stables

Contrairement à d'autres secteurs, le poste optique affiche une relative stabilité en 2025. Alors que la consommation globale de soins a progressé de 4,2 % par rapport à 2024, l'optique n'enregistre qu'une hausse modérée de 2 %.

Le remboursement moyen par bénéficiaire s'élève à 120,2 € en 2025 contre 117,9 € en 2024.

À titre de comparaison, l'optique augmente moins vite que d'autres postes majeurs comme la pharmacie (+ 7,7 %), l'hospitalisation (+ 6,4 %) ou encore les consultations (+ 5,5 %).

Seul le poste dentaire affiche une progression proche avec + 2,8 %.

Augmentation du reste à charge

Le poste optique se caractérise par un faible recours au panier « 100 % Santé » (reste à charge zéro), ce qui entraîne mécaniquement une augmentation des frais restant à la charge des bénéficiaires sur tous les types d'actes.

Cette dégradation du remboursement s'explique par trois facteurs cumulatifs :

  • Le plafonnement des montures : même si les opticiens limitent au maximum les augmentations des prix sur les montures, le remboursement des mutuelles reste bloqué par le plafond réglementaire de 100 €, Ce qui fait que le reste à charge dépasse désormais la barre des 30 %, soit environ 48 € par monture.
  • L'essor des verres progressifs : ces verres, de plus en plus utilisés, coûtent deux fois plus chers que les verres unifocaux. Ils subissent également un taux de reste à charge plus élevé (14,8 % contre 11,4 %). Pour un verre unifocal, le reste à charge moyen est de 13 € (+1,60 € par rapport à 2022).
  • Pour un verre unifocal, le reste à charge moyen est de 13 € (+1,60 € par rapport à 2022).

La hausse du reste à charge en optique est donc la conséquence combinée de l'inflation des prix, de la rigidité des plafonds de remboursement des Ocam et de l'évolution des besoins visuels vers des équipements plus complexes.

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Lentilles de contact : un volume stable mais des prix en hausse

Le baromètre met en lumière une tendance spécifique qui concerne les lentilles « refusées » (celles qui ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale).

Le nombre d'actes pour 100 bénéficiaires reste quasiment stable, passant de 15,1 en 2024 à 15,3 en 2025 (+ 1 % en volume).

Malgré cette stabilité du volume, le montant remboursé par les complémentaires pour ces actes a bondi de 5,6 %, ce qui traduit une augmentation du coût unitaire des lentilles de contact.

Écrit par la Rédaction

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Louis Delonca mer 29/04/2026 - 12:10

Merci pour ce article. Selon moi il faudrait parler également de la baisse du remboursement des OCAM, qui baisse chaque année les montants alloués aux adhérents, ce qui induit naturellement une hausse des reste à charge. Avez-vous fait des recherches sur les remboursements moyen et leur évolution d'année en année ? Ce serait intéressant.
Pour les lentilles et l'augmentation du prix unitaire, il faudrait sans doute corréler cela à l'augmentation de la "fraude au forfait lentilles" pour faire passer des solaires à la place de lentilles prescrites ... Qui sont plus chères que de vraie lentilles.

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