Dans un texte remis à notre rédaction, l’Union des opticiens (UDO) rectifie un contresens qui s’est glissé dans certains compte-rendus de presse au sujet de sa position sur le projet de Convention Cnam et sa politique en matière de réglementation et de défense du diplôme d'opticien. L’UDO précise :

« Nous dénonçons (parmi d'autres) l'article 14 qui admet l'absence de l'opticien, moyennant des mesures d'information (CRAM et affichage magasin) et le fait de s'interdire "tout accueil des assurés dont la finalité résiderait dans la délivrance d'équipements d'optique remboursables".
Cet article est tout à fait inadmissible pour nous :
  • il est générateur de fraude car s'il était appliqué, nous n'imaginons pas un point de vente d'optique refuser un client au motif que l'opticien est absent (faut-il parler des moyens de contrôle que les caisses ne pourraient pas mettre en place pour les faire respecter ?) ;
  • il constitue à nos yeux un début de déréglementation, de fait, de la profession.
De surcroît, le fait de s'interdire l'accueil dont la finalité résiderait dans la délivrance d'équipement d'optique remboursables, est une interprétation erronée du Code de la Santé Publique. En effet, la délivrance des produits d'optique est réservée par le Code aux professionnels qualifiés que sont les opticiens, pour une raison de santé publique et de protection du consommateur, et non de seule maîtrise des dépenses de santé. Cette réglementation doit donc s'appliquer à tous les produits d'optique, qu'ils soient remboursables ou non ».

Présence de l’opticien, garant de la santé publique
Dans ce même texte, l’UDO développe : « Pour donner un exemple frappant, on peut déduire de l'article 14, que des lentilles de contact (généralement non remboursées) pourraient être délivrées en l'absence de l'opticien. Est-ce un progrès en matière de santé publique ? Est-ce une bonne façon de renforcer et de valoriser le rôle du professionnel ? Pour notre part, depuis plusieurs mois, nous avons mis en place avec la CRAMIF des dispositions, simples, cohérentes, à savoir :
  • un opticien responsable, inscrit au Kbis (article L 4362-9 du CSP), cadre, directeur de magasin au sens de la convention collective ;
  • assisté, suivant les plages d'ouverture, pour assurer une présence permanente et effective d'un ou de plusieurs opticiens "assistants", comme la convention collective le prévoit.
Ces exigences, minimales, sont supportables économiquement par toutes les entreprises d'optique quels que soient leurs modes d'organisation et de fonctionnement. Elles sont aujourd'hui appliquées et respectées (des contrôles réguliers de la Caisse en attestent) à la satisfaction générale ».

Et l’Union des opticiens de conclure : « La ‘profession aux opticiens’ commence par le respect et la défense de leur diplôme ! »
Écrit par la Rédaction

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