Pour financer des besoins de santé croissants, les Français privilégient la solution collective. Selon un sondage LH2 (*) réalisé pour le Ciss (Comité inter-associatif sur la santé), 52% d'entre eux sont disposés à mettre plus d'argent dans l'assurance collective, par une hausse des cotisations sociales, des impôts ou des taxes, pour faire face à la croissance des dépenses de santé.
Inversement, 36% privilégient un financement individuel accru, par le biais des assurances ou des mutuelles. "C'est sans doute l'effet d'un certain fatalisme nourri par les déficits de l'assurance-maladie", commente Adelaïde Zulsikarpasic, directrice du département opinion de LH2. 12% des usagers n'ont pas d'opinion sur ce sujet.

Les 25-34 ans sont plus nombreux (42%) à se déclarer favorables au financement individuel, tandis que les 50-64 ans y sont moins réceptifs (28%). Le clivage politique reste prégnant, puisque 52% des sympathisants de droite optent pour la solution individuelle, contre 27% pour les sympathisants de gauche.
Pour améliorer l'efficacité du système, la moitié des Français se montre également favorable à de nouvelles contraintes : 52% souhaitent ainsi limiter la liberté de choix d'installation des médecins.

Le Ciss, qui regroupe 33 associations d'usagers de la santé, lance aujourd'hui un débat sur le financement de la santé avec la mise en ligne d'une consultation publique jusqu'à fin janvier. Le questionnaire disponible sur www.santesolidaireendanger.org débouchera sur la rédaction d'un livre blanc destiné aux pouvoirs publics.

(*) Sondage réalisé les 30 et 31 octobre auprès d'un échantillon de 1.008 personnes.
Écrit par la Rédaction

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