Une étude publiée dans The New England Journal of Medicine (NEJM) tend à prouver que les deux molécules utilisées aujourd'hui contre la DMLA ont une efficacité similaire. Leurs prix, en revanche, font le grand écart : l'un est 40 fois plus cher que l'autre.
Le Lucentis, commercialisé en France depuis 2007, est validé pour une utilisation ophtalmique. Il doit être régulièrement injecté dans l'oeil du patient. Sa dose coûte 1 200 euros. Il s'avère cependant que l'Avastin, initialement utilisé contre le cancer du côlon, serait tout aussi efficace pour la stabilisation, voire le recul de la pathologie. Son prix est de 30 euros la dose, mais son usage en ophtalmologie n'est pas validé par les autorités de santé.
 
« Cette publication va interpeller les autorités sanitaires et soulever la question de l'autorisation de l'Avastin dans la DMLA. Car paradoxalement, jusqu'à présent, le seul médicament autorisé contre cette maladie est le plus cher. Avec le prix d'une dose de Lucentis, on pourrait traiter 40 malades avec l'Avastin ! Est-il éthique que l'Assurance-maladie continue à rembourser avec les cotisations sociales, le produit le plus cher ? Peut-on, comme le font certains médecins courageux, injecter l'Avastin dans la DMLA, alors qu'il n'a pas d'autorisation officielle ? Il y a là un paradoxe majeur sur lequel les autorités sanitaires en Europe feraient mieux de se pencher rapidement, au risque d'un nouveau scandale », avertit Le Figaro, qui a relayé les résultats de cette étude.
 
Celle-ci a porté sur 1185 patients, traités par injection de Lucentis ou d'Avastin. Au bout d'un an, les bénéfices sur l'acuité visuelle ont été identiques quelle que soit la molécule utilisée.
Interrogé par Le Figaro, le Pr. Yves Pouliquen déclare qu'il « apparaît clairement que les deux médicaments sont équivalents. Le rapport coût-bénéfice-risques est largement en faveur de l'Avastin ».
 

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