Deux études sur le traitement la cataracte en France montrent des inégalités d'accès aux meilleurs soins et techniques d'intervention selon l'établissement.
Le traitement idéal préconisé par l'Anaes (Agence Nationale d'Accréditation et d'Evaluation de Santé) consiste en une phaco-émulsification sous anesthésie locorégionale si possible au cours d'une hospitalisation de quelques heures.
En 1999, 390 000 personnes ont été opérées de la cataracte. Selon un rapport de la Cnam, 17 % des opérations réalisées en Languedoc et 9 % en Bretagne sont encore réalisées sous anesthésie générale. En Bretagne, trois centres recourent encore à l'ancienne technique d'extraction manuelle pour 17 à 33 % des cas. Le taux de complication passe alors à 21 % alors que la moyenne nationale est de 2 %.
En Languedoc Roussillon, 13 centres ont procédé à des opérations de patients dont l'acuité visuelle était supérieure à 4/10, taux au dessus duquel il n'est pas recommandé d'opérer.
Une étude de la DRESS (Direction de la Recherche des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques) montre qu'en 1998, 22 % seulement des opérations ont permis au patient de sortir quelques heures après l'intervention alors qu'aux Etats Unis et au Canada le taux est de plus de 90 %.
    Notre confrère Le Point réalise un classement de cinquante centres qui pratiquent des interventions sur l'oeil. Le podium se compose de :
  • Hôtel Dieu Paris (Professeur Gilles Renard)
  • Fondation Rothschild Paris
  • Centre des quinze-vingt Paris
Phaco-émulsification : sous un microscope, à l'aide d'instruments de microchirurgie on procède à une toute petite incision permettant d'introduire une petite aiguille en titane qui vibre 40000 fois par seconde. C'est cette vibration qui , à la manière d'un minuscule marteau-piqueur, permet la destruction du cristallin. L'implant est alors inséré par cette même incision et mis en place.
Écrit par la Rédaction

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