Un médicament anti convulsif, le Sabril, provoque chez environ un tiers des patients des rétrécissements du champ visuel. Une cécité par amputation du champ visuel périphérique est apparue dans quelques cas. Pour l’instant, ces lésions sont irréversibles, même après l’arrêt du traitement.

En 1999, le Comité des Spécialités Pharmaceutiques (autorité européenne) a modifié le libellé de l’autorisation de mise sur le marché. Une obligation d’information sur ce risque a été introduite, de même que la nécessité de le surveiller. Des lettres d’information ont été adressées par Aventis, le laboratoire pharmaceutique, aux prescripteurs. Depuis octobre 2000, un système européen de surveillance et de collecte de données cliniques a été mis en place.

    L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) rappelle dans un communiqué de septembre 2002 que :
  • une exploration du champ visuel doit être effectuée par un ophtalmologue, avant la mise sous Sabril
  • le champ visuel doit être surveillé au minimum tous les six mois pendant toute la durée du traitement par Sabril
  • l’exploration du champ visuel doit être effectuée à l’aide d’une méthode appropriée (périmétrie)
  • si un rétrécissement de champ visuel est diagnostiqué en cours de traitement par Sabril , un arrêt progressif de traitement doit être envisagé. S’il est décidé de poursuivre le traitement, une exploration plus fréquente du champ visuel devra être effectuée
  • Il est important que le patient et ses proches soient informés sur le risque de survenue d’anomalies du champ visuel au cours d’un traitement par Sabril et rapportent tout symptôme visuel au médecin.
Écrit par la Rédaction

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