Une étude rendue publique le 8 mai dernier par l'Inca (Institut national canadien pour les aveugles) et l'école d'optométrie de l'Université de Waterloo, dans le cadre du « Mois de la santé visuelle », révèle qu'un Canadien sur sept vivrait avec une perte de vision qui dans bien des cas pourrait être corrigée. « Premièrement, de nombreuses personnes ne voient pas aussi bien qu'elles le devraient en raison d'une erreur de réfraction non corrigée, explique le Dr. Barbara Robinson, chercheuse principale de l'étude, optométriste et épidémiologiste à l'école d'optométrie de l'Université de Waterloo. En effet, 70% des participants qui avaient un problème de vision pourraient corriger la situation en portant des lunettes ou des verres de contact adaptés ». Selon le Dr. Lillian Linton, présidente de l'association canadienne des optométristes, « l'étude illustre clairement l'importance des examens de la vue à intervalles réguliers. Nous savons que 75 % des cas de perte de vision peuvent être prévenus ou traités. Un examen complet de la vue effectué par un optométriste permet de dépister aussi bien une perte de vision due à un trouble de réfraction non corrigé que des maladies oculaires pouvant conduire à une cécité permanente. ». Les conclusions révèlent en outre que plus du tiers des Canadiens de plus de 40 ans, dont plusieurs ont une vision normale, pourraient être atteints d'une maladie oculaire.
 
La Canadian Uncorrected Refractive Error Study (Cures) est la première étude estimative de la prévalence de la perte de vision et de la cécité chez la population canadienne. 768 résidents de Brantford (Ontario), âgés de 39 à 94 ans, ont été invités à participer à un dépistage des maladies oculaires effectué par un optométriste au bureau de l'Inca.

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