Hubert Sagnières, Directeur Général d'Essilor, dans la version numérique des Echos fait le point sur le handicap que représente la mauvaise vision dans le monde. Avec des conséquences aussi bien collectives qu'individuelles, il rappelle que « l'impact d'une vue déficiente ne se limite pas au domaine médical mais se traduit aussi par un effroyable gâchis dans le domaine éducatif ». Selon lui,  aux Etats-Unis, « 25 % des enfants ont un problème de vision et 90 % de ceux-ci ne portent pas de lunettes ». Rien d'étonnant à ce « qu'une fois dépisté et soigné, celui qu'on croyait paresseux ou « dans les nuages » se retrouve parmi les premiers de sa classe », souligne Hubert Sagnières. Et ce qui se passe à l'école préfigure par conséquence ce qui se produit dans le monde du travail. « En somme, une mauvaise vue affectant une population à l'école ou au travail se traduit aussi en termes de perte de points de PIB ».
 
Essilor tente d'apporter une réponse locale
 
« La position de leader mondial de l'optique ophtalmique qu'a acquise Essilor nous permet de constater quotidiennement l'ampleur de la tâche », explique le DG. Selon lui, aujourd'hui 80% des déficiences visuelles pourraient être évitées ou traitées. « Reste que bien des obstacles subsistent, tels l'insuffisance du réseau de professionnels de la vue ou le niveau de vie de la population ».
 
Et pour contribuer à améliorer cette situation face au mal-voir, il souligne qu'Essilor « conduit de nombreuses initiatives telles que les camionnettes qui sillonnent l'Inde pour diagnostiquer et fabriquer des lunettes à moins de 5 dollars ». L'Essilor Vision Foundation dépiste et équipe des enfants de milieux défavorisés aux Etats-Unis. Des partenariats ont été conclus avec des hôpitaux d'Afrique, des kiosques de dépistage dans 24 villes de Chine, etc.
 
Aujourd'hui, Hubert Sagnières souhaite poursuivre et déployer davantage ces efforts, qui nécessitent une meilleure connaissance des situations et qui  demandent la coopération d'une diversité d'acteurs pour la mise en oeuvre de réponses. « C'est pourquoi Essilor en appelle à la mobilisation de partenaires pour accompagner la prise de conscience collective nécessaire pour mieux prévenir les déficiences oculaires et favoriser une universalité de l'accès à une meilleure vision », conclut-il.

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