Plus de 40% des salariés portent des lunettes. Avec l'allongement de l'âge du départ à la retraite, cette proportion est amenée encore à progresser. Or, dans de nombreuses professions (laborantins, ouvriers, techniciens...), porter des lunettes correctrices à son poste de travail peut comporter des risques : une monture traditionnelle ne comporte pas de protection latérale et ne protège pas contre les projections dangereuses. Les surlunettes de protection, pouvant se poser au-dessus des lunettes correctrices, restent quant à elles inconfortables : elles peuvent en effet générer des reflets parasites, de la buée, exercer une pression sur les montures... Gênantes, elles ne sont pas toujours portées au moment nécessaire, lequel est souvent imprévisible.
Dans ce contexte, les lunettes de protection à verres correcteurs permettent de travailler en sécurité et de maintenir la précision de geste essentielle à de nombreuses professions. Elles peuvent être montées avec des unifocaux, des progressifs, des verres mi-distance pour répondre à tous les types de besoins. Le matériau (minéral, CR39, polycarbonate) est par ailleurs choisi au regard des "risques encourus", en fonction de leurs propriétés de résistance chimique et/ou mécanique.

La société Infield Safety (filiale du groupe Signet Amorlite, bientôt acquis par Essilor) propose ainsi un large éventail de modèles - plastique ou métal, homme ou femme... - qu'elle délivre en partenariat avec un opticien installé à proximité de l'entreprise. Le Code du Travail impose en effet leur fourniture et leur prise en charge par l'employeur : elles ne coûtent donc rien à leur porteur. Pour l'entreprise, cet équipement représente un coût modéré, largement moins onéreux que les arrêts de travail susceptibles d'être induits par des dommages oculaires. Une paire de lunettes de protection à verres correcteurs unifocaux revient à 70 euros HT à l'entreprise, soit moins de 25 euros HT par an (l'équipement doit être renouvelé tous les 3 ans). Selon Infield Safety, les sociétés ayant engagé cette démarche ont constaté "une baisse de fréquentation de l'infirmerie pour les dommages aux yeux".

Notons que la préconisation des lunettes de protection correctrices est effectuée, au sein d'Infield Safety, par une opticienne, en fonction des prescriptions et des postes de travail.
Écrit par la Rédaction

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