La vente en Europe d’objets contenant du nickel est réglementée depuis 1994 par la directive 94/27/CE, dite directive nickel ; or, le monel ou le maillechort très utilisés en lunetterie en contiennent.
Selon cette directive, les matériaux en contact direct et prolongé avec la peau ne doivent pas contenir plus de 0,05% de nickel.

Rassemblés au sein du Comité EUROM I, les fabricants ont décidé de financer à hauteur de 100 000 euros leurs propres tests. Ce projet a pour but de définir une procédure spécifique aux montures pour mesurer une libération éventuelle de nickel.
Pour M. Bertrand de Limé, Président de l’EUROM I et Président du GIFO, « les fabricants européens ont toujours contesté les normes de référence associées à cette directive, la méthode de simulation d’usure prévue par les textes avant les mesures proprement dites convenait pour les articles de bijouterie, mais était inapplicable en l’état aux montures ».

En 2000, ils ont proposé une nouvelle méthode d’usure spécifique aux montures et permettant de simuler un port de deux ans. Cette démarche a abouti à l’adoption par le CEN (Comité de Normalisation Européen) d’une norme provisoire ENV 14027.
Par une méthode de mesure de libération du nickel adaptée aux montures, fiable et reproductible dans le monde entier, quatre laboratoires en Italie, France, aux USA et au Japon vont réaliser chacun environ 640 tests sur divers matériaux bruts.Les tests permettront notamment de définir la composition de la sueur artificielle, le rapport entre le volume de solution d’extraction nécessaire et la taille de l’échantillon, les méthodes d’analyse après simulation de port, l’influence des soudures, etc.

Les résultats finaux devraient être connus fin 2003.
Écrit par la Rédaction

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