Le paiement a été effectué à la suite d'un contrôle fiscal des comptes de 2007, réalisée en janvier dernier par l'équivalent du fisc italien, la « Guardia di Finanza ». Le groupe est accusé d'avoir joué sur les prix de transfert (mode de tarification intra-groupe) de produits finis fabriqués en Italie et exportés vers ses filiales étrangères. Ces opérations litigieuses auraient portées sur près de 33 millions d'euros.

« La société a toujours agi dans le cadre de la loi et en l'absence de toute manipulation financière visant à générer un rendement supérieur à celui de ses concurrents dans le secteur. En outre, la méthode de prix de transfert utilisé en 2007 est conforme à celle utilisée durant les années précédentes, et à l'égard de laquelle il n'a jamais été formulé la moindre remise en cause », a indiqué un porte-parole du groupe.

Selon ce dernier, Luxottica est fermement convaincu de la légalité de ses actes pour des raisons explicitées en détail dans un document détenu par la défense. Néanmoins, le lunettier a décidé d'accepter le paiement du redressement afin d'éviter de « longs, fatiguant et fastidieux débats ».

Selon la dernière notation de Standard and Poor's, Luxottica serait « modestement » exposée à la situation de son pays d'origine, l'Italie, où elle compte 40% de ses usines, et sa note pourrait s'en ressentir en cas de fort abaissement de celle du pays. Les perspectives financières et de développement du groupe sont donc stables, ce que l'agence justifie par l'attente d'une forte croissance du chiffre d'affaires et d'un cash flow annuel de plus de 750 millions d'euros dans les deux années à venir.

Vous avez la parole !

pour pouvoir poster des commentaires

Nos lecteurs ont aussi lu...


Les dernières news

Voir + de news