Temps de lecture : 2 min

Dans l’intérêt commun de la santé publique et des patients et pour résoudre le manque de dialogue entre les instances d’ophtalmologistes et d’orthoptistes, Point Vision a pris l’initiative de réunir un groupe de praticiens des deux professions afin de réfléchir aux conditions d’application de l’article 68 de la LFSS. Le projet de décret d’application étant réducteur par rapport à la loi votée fin 2021. Après de nombreuses délibérations, le groupe de travail a formalisé des contre-propositions pour l’extension des responsabilités des orthoptistes dans la prescription non-médicale de lunettes et de lentilles.

1. Encadrer la prescription des orthoptistes :

  • Age limite de prescription préconisé : 18-42 ans
  • Limites d'amétropie prescrite préconisées inférieures ou égales à +2 / -2 et -2 d'astigmatisme.
  • L'orthoptiste ne doit pas prescrire en présence d'une anisométropie supérieure à 2 dioptries.
  • L'orthoptiste ne doit pas prescrire en présence d'une pathologie oculaire ou une pathologie générale ayant un retentissement ophtalmologique.

2. Pour prescrire des verres correcteurs, il est nécessaire de réaliser : anamnèse, acuité visuelle, réfraction et un bilan minimal de dépistage de pathologies.

  • Le bilan de dépistage doit comprendre : tension oculaire et photo du fond d’œil.
  • Dans le cadre d’une prescription de lentilles il faudra également réaliser un examen du segment antérieur à la LAF (état de la cornée) après instillation de fluorescéine.

3. Si nécessaire l’orthoptiste suivra une formation complémentaire pour identifier un fond d’œil dans les limites de la normale ou hors des limites de la normale, renouveler des lentilles.

4. La primo-prescription de lentilles nécessitera une formation plus complète adaptée à un bilan d’adaptation.

Ces contre-propositions ont été envoyées :

  • au cabinet d’Olivier Véran ministre des Solidarités et de la Santé,
  • à Thomas Mesnier, rapporteur général de la Commission des Affaires Sociales,
  • aux membres de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS),
  • à la presse.
Écrit par la Rédaction

Vous avez la parole !

pour pouvoir poster des commentaires

Osa B ven 01/04/2022 - 19:20

Bonsoir,
concrèteent comment appliquer ce genre de proposition à la prise de RV d'un nouveau patient? "Bonjour, avez vous une myopie inférieure à -2? avez vous grandi? Avez vous des pathologies oculaires? Et si la correction finale est hors des clous ou que l'on découvre une patho? Pas de remboursement pour la prestation de dépistage????? Ca me parait TRES TRES difficile à mettre en pratique et risque d'en dissuader plus d'un de perdre un temps précieux pour rien, sans compter l'incompréhension des patients qui consultent et ressortent les bras ballants... A vouloir trop protéger on accouche d'une souris et difforme encore. Le bon sens et la confiance devraient être de mise. I have a dream... one day.

Gregory Sayada mer 30/03/2022 - 21:01

Mais je ne comprends pas, tout cela, voire même plus,ce n’est pas ce dont à quoi sont formés les optométristes?
Ça me rend dingue qu’il n’y ait pas un syndicat capable de défendre les optométristes. Les orthoptistes n’ont rien à voir avec la salade!!!

Kev C sam 02/04/2022 - 19:32

C'est "tout cela, voire même plus,ce dont à quoi sont formés les" Orthoptistes aussi...
Et l'Orthoptie est un métier reconnu en France. L'erreur n'est pas de ne pas donner des compétences à un métier non reconnu mais de faire une formation qui même si elle est intéressante ne mène à rien en France alors qu'il existe une formation ayant une utilité réelle.
Mais effectivement c'est plus difficile de faire une formation qui a un nombre de place limité et qui nécessite des stages hospitaliers pendant 3ans au contact de patient ayant toute sorte de pathologie que de râler.

Anne-Laure Gosselin jeu 31/03/2022 - 14:35

Je partage votre avis, ça me rend dingue moi aussi.
Les professionnels déjà formés sont là mais rien ne bouge du coté des syndicats : leur silence est assourdissant !

Florence Leduc jeu 31/03/2022 - 13:38

La première chose que les politiques demandent à un syndicat qui vient le voir c’est : « combien avez vous d’adhérents ? » Plus il y a de membres et plus le syndicat est reçu et écouté. Alors c’est facile de critiquer derrière son écran mais si vous adhériez à l’AOF vous participeriez à la reconnaissance de la profession et vous seriez au courant des actions menées. Vous vous rendriez compte qu’il y a des gens qui tentent de défendre l’optométrie. Si vous n’entendez que du silence c’est que vous ne faites pas partie des adhérents ! Pour être reconnus il faut être nombreux et avoir des moyens: c’est à ça que servent les cotisations !!!

Anne-Laure Gosselin jeu 31/03/2022 - 14:53

Vous avez totalement raison, je me suis mal exprimée et j'aurai du développer mon point de vue. Je pensais au syndicat des opticiens en général en fait. Car avant d'être optométristes nous sommes opticiens et ces derniers sont mal vus par les ophtalmos donc tant qu'il n'y aura pas un changement de vision de notre profession d'opticien, il sera difficile de mettre en avant les optométristes.

Nos lecteurs ont aussi lu...


Les dernières news

Voir + de news