A la Réunion, après les affrontements qui ont fait 20 blessés dans la nuit de mardi de mercredi, clients et commerçants craignaient un regain d'incidents. "Le préfet a annoncé un renforcement des forces de l'ordre au Chaudron afin d'éviter les pillages et de protéger la population", rapporte l'AFP. Ce quartier a été dans la nuit de mardi le théâtre de saccages.
 
Les négociations sur les prix et les salaires ont repris à la préfecture de l'île entre le collectif Cospar, les partenaires sociaux et la grande distribution. Le Medef et l'Etat se sont déclarés prêts à participer à une hausse de 200 euros pour les bas salaires. La CGPME a fait une nouvelle proposition portant sur une forme d'intéressement pouvant aller jusqu'à 70 euros. "Les conseils régional et général rechignent à apporter le complément de 50 euros nécessaire pour atteindre les 200 euros, invoquant un manque de moyens", commente l'AFP.
 
A la Martinique, après 5 semaines de conflit, le collectif à l'origine du mouvement contre la vie chère maintient la pression, en précisant qu'il ne levait pas le mot d'ordre de grève. Cependant, "compte tenu des avancées", les syndicats ont décidé à partir de mercredi des "assouplissements conséquents des barrages pour desserrer l'étau", et permettre à la vie économique de repartir progressivement.
 
"A Fort-de-France, pour la première fois depuis 34 jours, les magasins étaient ouverts, tandis que les grandes surfaces demeuraient bloquées", note l'AFP. Souvent détenues par des békés, les descendants des colons esclavagistes, ces enseignes constituent aux yeux du collectif l'un des symboles de la vie chère dans l'île, bien qu'un accord sur la baisse des prix ait été signé vendredi dernier avec la grande distribution.
 
L'heure n'est pas encore "à la signature d'un accord final de crise" a indiqué le Collectif. Mais son leader, Michel Monrose, a évoqué un délai de "24 ou 48 heures" avant de lever définitivement le mot d'ordre de grève. "Le patronat et le collectif ont défini le Smic qui servira de référence pour bénéficier de la prime de 200 euros nets (pour les bas salaires jusqu'à 1,4 smic) et les revalorisations pour les salaires au-dessus (entre 1,4 et 1,6 smic) et au-delà de 1,6 Smic", détaille l'AFP. Sur cette base, ce sont 47.000 personnes qui vont bénéficier des 200 euros supplémentaires, soit plus de 60% des salariés du privé.

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