En dépit de la conjoncture économique, la vente directe affiche ses ambitions dans le paysage commercial français. "Troisième voie de distribution après la vente en magasin et celle à distance, rappelle l'AFP, la vente directe a généré un chiffre d'affaires de 1,656 milliard d'euros en 2008, en progression de 9%, selon sa fédération (FVD), qui couvre 80% des entreprises du secteur."
 
"La vente directe devrait mieux traverser la crise que d'autres secteurs en 2009, notamment parce qu'elle a l'avantage d'instaurer une relation immédiate avec le consommateur final et qu'elle a su diversifier ses produits", estime Jacques Cosnefroy, délégué général de la Fédération de vente directe. Selon Mathieu Cécé, rédacteur en chef du mensuel "Vente directe magazine", le consommateur apprécie "de pouvoir essayer dans un cadre convivial" des articles avant de les acheter.
 
La FVD anticipe une hausse des effectifs de 10% dans la filière, qui compte déjà 242 000 vendeurs en France. "2009 sera une année importante pour la vente directe car beaucoup de gens privés d'emploi pourraient la voir comme une alternative. De plus en plus de personnes viennent voir nos entreprises adhérentes pour se renseigner", affirme ainsi Jacques Cosnefroy.
 
Quoiqu'en hausse, la vente directe en France accuse un retard par rapport aux marchés allemand et britannique. "Un problème de législation", selon la FVD. "Il est impossible de livrer immédiatement en France un client s'il le souhaite. Il faut attendre sept jours, ce qui correspond au délai de rétractation. Nous souhaiterions que la livraison puisse se faire immédiatement et que le client soit remboursé s'il le veut, comme c'est le cas ailleurs".

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