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Alors que l'examen du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2027 s'est ouvert en commission à l'Assemblée nationale ce lundi 12 octobre 2026, une piste de réforme fait surface.

Les fiches d'évaluation préalable de l'Annexe 9 (associée à l'article 12 sur la taxation des Ocam) dévoilent une orientation très concrète de l’exécutif : la création d’un contrat de complémentaire santé individuelle à garanties restreintes et à tarif encadré. Destiné aux assurés individuels (seniors, indépendants), ce dispositif en réflexion suscite déjà une vive opposition des fédérations de complémentaires santé et fait peser un risque direct sur l’activité des opticiens.

Marché libre : vers une baisse inévitable des remboursements

Pour les professionnels de l’optique, ce projet pose un problème majeur sur le panier B (marché libre). En effet, avec des tarifs de contrats encadrés par le gouvernement, les Ocam seront directement touchées financièrement. 

Pour maintenir leur équilibre, elles n'auront d'autre choix que de réduire la prise en charge des équipements hors 100% Santé. Conséquence directe en magasin : des forfaits en baisse et un reste à charge en hausse pour les clients qui font le choix de l'offre libre.

Un risque de report vers le 100% Santé et de baisse du panier moyen

Dans ce contexte de diminution des remboursements, les habitudes d'achat des clients risquent d'évoluer. Pour éviter une facture trop lourde de reste à charge, de nombreux assurés seniors ou indépendants pourraient se reporter massivement vers les offres standardisées du 100% Santé.

Pour les opticiens, ce basculement potentiel comporte un double risque économique : 

  • une standardisation des ventes au détriment des verres plus techniques et au détriment du confort visuel des porteurs surtout séniors ;
  • une baisse mécanique du panier moyen et des marges des points de vente.

Le niveau de plafonnement, la grande zone d'ombre 

Reste une incertitude majeure, à savoir le montant du futur plafond de cotisation. À l’heure actuelle, les documents d'évaluation préalable ne mentionnent aucun chiffre. Le prix maximal de ces contrats, qui devrait être fixé par arrêté ministériel selon l'âge de l'assuré, reste à déterminer. 

Le gouvernement prévoit de définir ces tarifs réglementés à l'issue de négociations futures avec les fédérations de complémentaires santé. Ce cadre financier très contraint confirme l'inquiétude de la filière visuelle. Avec des cotisations qui s'annoncent fortement encadrées pour les seniors, les Ocam se retrouveraient privées de marges pour proposer des forfaits d'optique confortables. 

Si elle se concrétise, cette réforme risque de modifier le modèle de la filière visuelle. 
 

Écrit par la Rédaction

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