Les petites et moyennes mutuelles sont rassemblées aujourd'hui à Marseille pour faire valoir leur particularisme. Inquiètes pour leur avenir - elles sont 880 aujourd'hui contre 1158 en 2007 - elles lancent un appel aux pouvoirs publics, bien décidées à peser sur les débats en matière de santé.
 
"Nous voulons que notre particularisme soit pris en compte. Nous avons un vrai lien social de proximité avec nos adhérents", explique Jean-Louis Span, président de l'Association diversité et proximité mutualiste (ADPM), à nos confrères des Echos.
 
"La concurrence et le relèvement des exigences réglementaires inciteront nombre de petits organismes à adapter leur stratégie et à s'interroger sur la taille critique nécessaire pour pérenniser leurs activités", prévenait ainsi l'ex-Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (Acam) dans son dernier rapport annuel.
 
Jean-Louis Span déplore la hausse au 1er janvier dernier des montants minimaux de fonds de garantie, de 1,6 million à 1,8 million d'euros. "Il faut trouver 200.000 euros supplémentaires. A terme, cela peut mettre à mal certains établissements", regrette-t-il, dénonçant l'absence de concertation sur le sujet.
 
Autre sujet d'inquiétude pour le secteur, l'approche de Solvabilité II : cette directive européenne est censée définir les exigences de fonds propres des assureurs à partir d'une mesure économique du risque. Selon les petites mutuelles, elle entraînerait des "contraintes exagérées et dangereuses pour l'avenir de la couverture santé en France".

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