Le Congrès mondial des erreurs de réfraction, qui s’est tenu du 14 au 16 mars à Durban en Afrique du Sud, à réuni plus de 650 délégués internationaux, notamment de l’Organisation mondiale de la santé, de l’Agence internationale de prévention de la cécité, du Conseil mondial d’optométrie, de diverses ONG et d’associations professionnelles. Cette rencontre visait à soutenir les stratégies de santé publique destinées à mettre fin aux cas de cécité évitable dues aux erreurs de réfraction non corrigées, qui affectent aujourd’hui 300 millions de personnes dans le monde.

A l’occasion du Congrès, une déclaration internationale a été signée. Ce texte souligne le problème de santé majeur que représente l’erreur de réfraction : celle-ci contribue à la pauvreté dans le monde et génère la moitié des cas de cécité et malvoyance évitables, qui représentent au total un coût de 42 milliards de dollars par an.

La Déclaration de Durban a ainsi résolu de créer une prise de conscience mondiale de l’impact de l’erreur de réfraction sur les patients, leurs familles et leurs communautés, de plaider auprès des pouvoirs publics en faveur des règles, services et ressources nécessaires pour satisfaire à ce besoin, d’investir dans la formation de professionnels de la vision et de soutenir la création de réseaux de distribution mondiaux pour rendre disponibles des lunettes de qualité.

Si la non correction des erreurs de réfraction touche particulièrement les pays en voie de développement, elle affecte également nos pays industrialisés. En France, 18% des renoncements aux soins pour raisons financières concernent les lunettes. Ce chiffre atteint 30% dans la population étudiante.
Écrit par la Rédaction

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