Un système « ancien, d'une complexité abracadabrante, au service rendu insuffisant » : après l'UFC-Que Choisir en septembre, c'est la Commission des affaires sociales du Sénat qui dénonce le fonctionnement des mutuelles étudiantes. En premier lieu, leur dénomination prête à confusion et devrait « être modifiée », estiment les élus. Car, bien qu'appelées "mutuelles", ces structures ont pour mission de gérer le régime obligatoire de base des étudiants et élèves de l'enseignement supérieur. Elles proposent certes une couverture complémentaire santé, mais qui reste facultative, ce que beaucoup de bénéficiaires ignorent. « Cette incroyable complexité rend impossible l'apprentissage espéré du système de sécurité sociale », relève le rapport.

Moderniser le dispositif pour le rendre plus efficient

Les prestations des mutuelles étudiantes ne répondraient pas de manière satisfaisante à leur mission de service public. Le rapport pointe par exemple des délais de remboursement à rallonge et une grande difficulté à joindre un interlocuteur. Ces dysfonctionnements proviennent des lourdeurs administratives inhérentes au système : absence de format électronique uniforme et utilisation massive du papier, calendrier trop rigide...

Pour améliorer l'efficience de la protection sociale étudiante, les sénateurs proposent diverses mesures. Il s'agirait notamment de :
- changer leur dénomination de « mutuelle » pour éviter toute confusion
- mettre en place un format électronique standardisé pour les échanges d'informations
- élargir les services sur Internet pour désengorger les plateformes d'accueil des mutuelles
- labelliser les contrats complémentaires santé pour les étudiants

Notons qu'en 2011, les frais de gestion des mutuelles étudiantes se sont montés à 93 millions d'euros, ce qui représente 13,7% du montant redistribué sous forme de prestations aux étudiants.
Écrit par la Rédaction

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