Pour la 3ème année consécutive, le reste à charge des Français a baissé de 0,2 point. Il est évalué à 16,2 milliards d’euros pour l’année 2014, soit 8,5% de la consommation globale de soins et biens médicaux (CSBM), selon les Comptes nationaux de la Santé publiés par la Drees (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques). A titre de comparaison, entre 2006 et 2008, il atteignait 9,3%.

Place prépondérante des Ocam dans l’optique

Et c’est pour les autres bien médicaux, dont fait partie l’optique que le reste à charge demeure le plus important même s’il s’est réduit de 8 points en 8 ans (passant de 24,9% en 2006 à 16,9% en 2014). Il faut dire que la fraction des dépenses remboursées par la Sécurité sociale et l’Etat (CMU-C) atteint 43,5% en 2014. Pour notre secteur, « les montants qu’elle prend en charge représentent 3,6% de la consommation totale », note la Drees. En parallèle, les organismes complémentaires interviennent à part quasi équivalente (38,9%). Mais c’est en optique qu’ils sont le plus sollicités, avec près de trois quarts des remboursements mobilisés sur ce poste, selon la Drees.

Un reste à charge de 208 euros en France par habitant

Enfin, en 2013 et par rapport aux autres pays développés (les pays européens pour lesquels les données sont disponibles, les États-Unis, le Canada et le Japon), la France est un de ceux où la prise en charge des dépenses de santé par les fonds publics est la plus importante et où le reste à charge des ménages est le plus limité (7,0 % de la DCSi). « Après les Pays-Bas, c’est en France où il est le plus faible (avec un montant de 208 euros par habitant et par an) et au Royaume-Uni (242 euros) », confirme le rapport.

 

Écrit par la Rédaction

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